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Développement des marchés agricoles Réflexions sur l’amélioration des dispositions

En prélude au lancement officiel du Programme de développement des marchés agricoles au Sénégal (Pdmas), le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, en partenariat avec les partenaires au développement dont la Banque mondiale et l’Acdi, a organisé hier un atelier de deux jours de réflexion sur les dispositions du projet en vue de permettre aux participants de formuler des recommandations au gouvernement allant dans le sens de leur amélioration.
Le Programme de développement des marchés agricoles et agroalimentaires au Sénégal (Pdmas) vise surtout à permettre aux opérateurs économiques et aux petits producteurs de se positionner avantageusement sur les segments de marché à forte valeur ajoutée et à créer ainsi les conditions favorables à l’émergence d’une agriculture moderne et compétitive, selon son directeur général, El hadj Amadou Wone.

M. Wone qui faisait hier la présentation générale du Pdmas au cours d’un atelier de deux jours, a noté que ce projet a été mis en place et exécuté par le Ministère de l’Agriculture avec des partenaires au développement, dont la Banque mondiale pour 35 millions de dollars et l’Acdi près de 15 millions de dollars.

Le projet intervient dans la région du Delta du fleuve, le Bassin arachidier, la région de Tambacounda dans la zone des Niayes et en Casamance. Il s’inscrit dans la stratégie de croissance accélérée (Sca) et s’articule autour d’un certain nombre de composantes : « Amélioration des conditions de mise en marché » ; « Développement des exportations agricoles » ; « Développement de l’irrigation privée ». Il vise le développement de l’agriculture commerciale à travers l’accroissement de la compétitivité des entreprises agricoles sur les filières à fort potentiel de croissance économique. Pour la première composante, il consistera à consolider les systèmes de distribution locale et régionale des chaînes d’approvisionnements horticoles et d’élevage et d’améliorer la sécurité sanitaire des aliments au niveau des marchés domestiques. Il s’agira également de moderniser, en concertation avec les opérateurs privés, les pratiques commerciales sur les marchés d’import de substitution (oignon, banane, pomme de terre, arachide) et sur des produits d’élevage (viande rouge, poulet), mais aussi de réduire les coûts de transactions.

S’agissant de la composante « Développement des exportations agricoles », elle devra porter les exportations horticoles à 30 000 tonnes à l’horizon 2011. Elle s’articule autour de l’innovation et la gestion de la qualité, le développement des infrastructures de soutien aux exportations et le renforcement du cadre institutionnel. Quant à la composante « Développement de l’irrigation privée », elle porte sur la consolidation et l’accroissement de l’offre de produits et la diversification de la production irriguée par implication décisive de promoteurs privés. Pour le chargé de programme Pdmas au niveau de la Banque mondiale, Ehadj Adama Touré, l’objectif de cet atelier est de permettre aux participants de formuler des recommandations au gouvernement en vue d’améliorer les dispositions du projet. Selon lui, le projet intervient dans un contexte favorable, le Sénégal ayant compris que les cultures horticoles et de diversifications peuvent jouer un rôle important aussi bien dans la croissance agricole qu’économique et qu’il a défini une « stratégie de croissance accélérée dont l’agriculture et l’agro-business constituent un pilier majeur ».


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