DÉVELOPPEMENT DU SÉNÉGAL- Selon Mame Coumba Ndiaye, « les immigrés peuvent injecter plus de 32 milliards par an »

Les différents gouvernements du Sénégal, qui dépensent énormément d’énergie  pour  s’endetter  auprès des différentes organisations financières internationales, sont invités à revoir leur démarche.  En effet, il est ressorti  de la première édition du  Grand « Rendez-vous » des émigrés 2015, que si tous les deux millions d’immigrés vivants à l’étranger cotisaient la modique somme de 16 mille F Cfa, ce sont 38 milliards F Cfa qui allaient rentrer, chaque année, au Sénégal, pour le financement des projets de développement.

L’Organisation des immigrés pour le développement du Sénégal est basée en Italie. Sa présidente, Mame Coumba Ndiaye Touré, a lancé une initiative pour résoudre la question du développement au Sénégal. « Nous sommes 12 millions de Sénégalais, nous avons seulement besoin de 2 millions de Sénégalais qui donnent un minimum de 25 Euros par an, l’équivalent de 16 000 F Cfa, pour mobiliser la somme de 32 milliards F Cfa à injecter dans les régions », soutient-elle. Une démarche largement saluée par l’assistance et qui pourrait lutter contre l’endettement de notre pays. Les immigrés sont aussi invités à adhérer à cette initiative. D’ailleurs, une tournée est programmée par ladite association pour une large sensibilisation.

Les difficultés des immigrés

La présidente de l’Organisation des immigrés pour le développement du Sénégal, a profité de cette occasion pour faire une large communication sur les difficultés que vivent les Sénégalais de l’extérieur. « Pour des raisons économiques, politiques ou sociales, certains Africains immigrent vers l’Europe, l’Amérique ou le reste du monde. Les Sénégalais sont plus touchés par les raisons économiques et sociales que politiques, car le Sénégal reste encore l’un des pays africains les plus stables sur le plan politique. Les gens pensent que nous n’avons pas de problème parce que c’est nous qui réglons les difficultés des  autres. Pourtant, nous avons des problèmes liés à l’éducation de nos enfants, à la retraite parce que le Sénégal n’a pas signé de convention avec certains pays d’accueil », révèle-t-elle. Pourtant, ces Sénégalais participent pleinement  au développement du pays. « Si les transferts d’argent des émigrés représentent 700 à 1000 milliards F Cfa par an, ceci ne représente que le tiers de ce que nous percevons. Les 2/3 sont partagés entre les pays d’accueil et les organismes financiers de transfert d’argent.  Parce que, c’est dans les pays d’accueil que nous payons des taxes, impôts, loyer et retraite que nous ne percevrons jamais », déplore-t-elle.

Pour rappel, Mame Coumba Ndiaye Touré s’exprimait ainsi lors de la première édition du  Grand « Rendez-vous » des émigrés 2015, tenu, ce week-end, à Dakar.

Ibrahima Khalil DIEME

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