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Développement du tourisme : L’Onits exige son implication

Le secteur touristique sénégalais suit deux logiques. A savoir, celle macro, c’est-à-dire le tourisme de masse et celle intégrée. Cette dernière, aux yeux du président de l’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais (Onits), Doudou Gnagna Diop, n’est pas réellement représentée dans les instances de décision. Alors qu’elle participe activement à la promotion de la destination Sénégal. De quoi taper sur la table pour leur implication dans la gestion.

Source : walfadjri
L’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais (Onits) jette des pierres dans le jardin des pouvoirs publics. Pour cause, cette association, après quatre années d’existence, déplore leur mise à l’écart des instances de décision du département. Une démarche qui, de l’avis du président de l’Onits, Doudou Gnagna Diop, a l’heur de créer une dichotomie dans la promotion de la destination Sénégal. Et par conséquent, elle ne demande rien d’autre que la démocratisation de leur secteur. Un secteur qui, selon M Diop, qui s’exprimait au cours d’un point de presse au Lac rose où était fêté le propriétaire de l’Hôtel Palal, Ibrahima Bâ, qui a gagné le prix international ‘Quality Crown’ pour la qualité de ses services, n’est représenté que par quelques personnes qui ne s’activent que pour leurs propres intérêts. ‘Nous ne pouvons pas toujours être à l’écart et représentés par des gens qui ne s’occupent pas réellement de nos préoccupations’, peste-t-il. A l’en croire, ses complaintes sont d’autant plus légitimes que le secteur touristique national suit deux logiques. A savoir, celle macro, c’est-à-dire le tourisme de masse et celle intégrée. Et cette dernière, aux yeux de M Diop, n’est pas réellement représentée dans les instances de décision. Alors qu’elle participe activement à la promotion de la destination Sénégal. Et Doudou Gnagna Diop de justifier que l’Onits a investi plus de 12 milliards de francs en quatre années d’existence. Elle génère aussi 500 emplois directs et 250 autres indirects. De quoi mériter plus d’attention des décideurs qui ont pourtant misé sur la diversification des produits et marchés pour développer le secteur.

Les syndicats d’initiatives ont aussi essuyé des attaques du président de l’Onits. A ses yeux, ces structures n’ont aucun impact réel sur le tourisme. Sous ce rapport, exige-t-il, la révision du mode de fonctionnement et des pratiques par l’ensemble de ces démembrements du ministère du Tourisme. Ce qui est pour lui donner plus d’outils et d’efficacité. Il s’agit aussi, d’après M Diop, de redéfinir clairement leur rôle. Et pourquoi pas essayer une politique de décentralisation qui ferait naître un Office national de tourisme à la place de toutes ces unités qui n’ont ‘aucune vision pour une bonne organisation du secteur’.

Et pourtant, ces structures ont été créées pour être des outils pour la promotion touristique des localités. Elles sont des entités fédératives qui ont pour rôle d’assurer la coordination des différents acteurs intervenant dans le secteur touristique. Structuré en un bureau représentatif des différents corps de métiers du secteur, le Syndicat d’initiative se fixe comme principal objectif la promotion du tourisme national.


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