ECONOMIE

Developpement économique de la zone Uemoa- les mécanismes bancaires freinent l’envol économique

  • Date: 20 août 2015

La rentabilité des banques dans les 8 pays de l’Union monétaire ouest africaine (Uemoa) est largement insignifiante. Le modèle en vigueur laisse entrevoir une surcapitalisation des banques avec des niveaux de prévisions excessives. Lesquelles prévisions sont improductives.

C’est l’analyse faite par Cheikh Ahmed Bamba Diagne, enseignant chercheur, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, spécialiste des questions monétaires, bancaires et financières dans son livre intitulé Economie et gestion bancaire : évolution du système bancaire et financier de l’Uemoa.
Dans son ouvrage de 206 pages, paru aux éditions L’Harmattan et intitulé Economie et gestion bancaire : évolution du système bancaire et financier de l’Uemoa, Cheikh Ahmed Bamba Diagne, enseignant chercheur, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, spécialiste des questions monétaires, bancaires et financières montre que le système de régulation en vigueur dans les huit pays de l’Union monétaire ouest africaine (Uemoa) affecte de manière considérable l’efficacité des banques en termes de financement de l’économie. Ce après avoir après avoir analysé l’évolution du système financier de l’Union avant, pendant et après les réformes.
L’auteur souligne qu’en dépit du dynamisme bancaire, consolidé par une liquidité, l’espace Uemoa perd les moyens de son envol économique. En cause, la déstructuration financière qui a permis l’accumulation par les banques de créances douteuses. Et ce, malgré les réformes monétaires initiées et dictées par les institutions financières internationales que sont le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale communément appelé Plan d’ajustement structurel (Pas).
Lesquelles réformes n’ont pas permis au secteur bancaire de prendre une part active dans le financement de l’économie, soit -21%.
L’apport scientifique de ce livre s’articule autour de trois parties. Dans la première, l’auteur jette un regard critique sur l’évolution du système financier de l’Union, notamment la théorie de l’intermédiation financière dans l’économie et le système financier de la zone Uemoa. De cette analyse du professeur, il en ressort jusqu’à la fin des années 80, le secteur bancaire était fortement esseulé par les politiques monétaires des Etats, qui ont empêché le secteur financier de jouer un rôle efficace au sein du processus de développement économique. Cette option appelée ultralibéralisme financier ou «ultra-laisser-faire » en matière d’échanges économiques dans le domaine de la finance, a fini de montrer toutes ses carences.
A titre illustratif, l’analyste économique relève dans le rapport de la commission bancaire 2010 qui indique que les banques s’engagent essentiellement à court terme pour financer les secteurs du commerce et des services. Ainsi que la part de crédits destinés à l’Etat dans le Pib depuis les années 90. A cela, s’ajoute l’arrivée de nouvelles banques dans un marché très oligopolistique et l’insuffisance d’épargne à long terme caractérisé par une faible gamme de produits financiers.
Dans la deuxième partie intitulée «analyse du système actuel de régulation du secteur bancaire », l’auteur s’est penché sur les fondements théoriques de la régulation du secteur bancaire et le système de régulation en vigueur dans l’Uemoa.
A cette question, Cheikh Ahmed Bamba Diagne déduit que dans un contexte économique et financier, en perpétuelle évolution, marqué par de nombreux bouleversements qui impactent d’une part le fonctionnement des économies au plan international et d’autre part sur l’intégration des marchés, l’adoption permanente des Autorités bancaires de l’Union et de leurs instruments de gestion devient obligatoire.
Dans la dernière partie axée sur « la modélisation de la prévention de difficultés bancaires: une application aux banques de l’Uemoa », l’enseignant chercheur de l’Ucad dégage deux types de stratégies possibles. La première consiste à la recherche des parts de marché et la prospection d’une clientèle de plus en plus lointaine, de moins en moins ciblée et de plus en plus risquée. La deuxième stratégie consiste à augmenter les marges sur la clientèle plus proche et plus fidélisée.
En définitive, le spécialiste des questions monétaires, bancaires et financières estime que la faiblesse de la taille du système bancaire de l’espace Uemoa et la fracture entre l’offre des services et la demande des entreprises doit ouvrir la brèche à des mécanismes de régulation et d’intermédiation financières plus innovateurs.
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