ECONOMIE

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE L’AFRIQUE-MACKY PRONE LE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE A LA PLACE DE L’AIDE PUBLIQUE

  • Date: 14 mars 2016

Pour atteindre la croissance en Afrique, le Chef de l’Etat Macky Sall mise sur le partenariat public-privé en lieu et place de l’aide publique. Selon Macky Sall qui participait avant-hier, samedi 12 mars aux rencontres économiques de Dakar, initiées par le cercle des économistes, l’aide publique ne peut pas régler les besoins des économies africaines.

«Nous voulons compter sur le partenariat avec nos amis à la place de l’aide publique, qui ne peut en aucune manière, régler les besoins de l’économie des pays africains. Je reste convaincu que le développement de l’Afrique incombe aux africains. Il nous appartient d’activer les leviers de nos propres croissances ». C’est la conviction du président de la République Macky Sall qui intervenait avant-hier samedi 12 mars aux rencontres économiques de Dakar sur le thème : «Les leviers de la croissance».

Macky Sall affirme  que  l’Afrique a besoin d’accéder aux marchés de capitaux et les Etats africains doivent lutter contre les conditions artificielles des risques sur l’Afrique.

«Il n’y a aucun risque d’investir en Afrique. Il n’y a aucun partenaire qui se plaint aujourd’hui qu’il n’a pas été payé de sa dette. Donc, où se situe le risque en Afrique pour qu’on impose à nos pays de payer 4 fois plus cher ? Cette perception n’existe que dans leur tête», relève-t-il.

Et de dénoncer, «il y a une bureaucratie qui est outrancière par rapport à nos ambitions, et tout cela a été mis en place  simplement pour ralentir les décaissements. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Nous devons avancer pour rattraper le retard ». Pour cela,  Macky Sall pense qu’il va falloir imaginer des procédures qui respectent les préoccupations de transparence et qui ne bloquent pas l’activité économique de nos États et des entreprises  qui en soufrent  beaucoup.

Ainsi,  le chef de l’Etat préconise-t-il une meilleure coopération internationale  pour la prévention et la répression des flux financiers illégaux qui coûtent à l’Afrique un préjudice annuel estimé entre 50 et 148 milliards de dollars.

«C’est énorme ! L’Afrique est spoliée, et c’est un combat que nous devons mener avec nos alliés et nos partenaires, pour que les ressources restent sur le continent. En ma qualité de représentant des pays d’Afrique, je plaide pour que les cinq puissances du monde nous aident dans la définition de nouvelles législations. D’abord, il faut que les entreprises payent les taxes là où, elles produisent la richesse », a-t-il conclu.

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