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Developpement en Afrique 95% des projets échouent

 Si l’économie de l’Afrique repose à 75% sur le management de projets, d’après la Banque Mondiale, il ressort que 95% des projets tombent à l’eau. Ceci pour plusieurs raisons. Quid des sabotages et des guerres, nos projets de développement pèchent par la non prise en compte de la dimension socioculturelle des populations.

L’expérience acquise au cours des ans montre que le développement ne peut être régi de l’extérieur. C’est la raison pour laquelle 95% des projets de développement en Afrique échouent. La révélation a été faite par le directeur adjoint du Centre d’études avancées et de recherches en management de projet, programme et portefeuille (Casr3Por), Hamdouraby Sy. C’était en marge d’une conférence doctorale sur le management de projet animé par le numéro 1 mondial Roodney Turner. Selon lui, il est important de prendre au sérieux la préoccupation ou la dimension socioculturelle des populations. Il faut impliquer les populations, leur faire comprendre qu’elles sont les maîtres d’œuvre des projets. «Il faut partir à la base et recueillir les besoins des populations, avant de les formuler au niveau des études de préfaisabilité et de faisabilité et aussi au niveau de la phase d’exploitation», a-t-il ajouté. Pour la réussite du Pse, Hamdouraby Sy estime qu’il faut que ce qui est conçu dans le Plan soit conforme aux réalisations, c’est-à-dire aux objectifs à moyen et long termes. Mais, prévient-il, il faut aussi que ces objectifs soient vérifiables. «On avait dit que dans deux ans, on aura cinq projets qui vont sortir.  Mais est-ce que ces cinq projets sont sortis ? Il est évident que l’ensemble des projets qui sont dans ces plans ne seront pas réalisés. D’autres échoueront et d’autres réussiront. Seulement, il faut mesurer le tout. Il ne faut pas que le taux d’échec des plans soit inférieur aux attentes. Ce serait dommage», précise-t-il. Par ailleurs, il soutient qu’il est très tôt de tirer un bilan sur le Pse. «Pour juger un plan à l’horizon 2035, il faut faire la moitié du chemin. Il faut au moins quinze ans. Il faut qu’on soit patient. En Europe, on réfléchit dix fois pour agir une seule fois. Alors qu’en Afrique, on agit dix fois et on réfléchit une fois», ironise-t-il. Il faut d’abord prendre la patience de bien faire les choses et donner le temps au temps, conseille-t-il. Non sans préciser que nous sommes dans le domaine du management de projet qui doit créer de la valeur ajoutée pour le peuple sénégalais.

Mouhamadou BA

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