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DÉVELOPPEMENT RURAL EN CASAMANCE:19 milliards de Fcfa pour relancer les activités

Les activités du programme d’appui au développement rural en Casamance (Paderca) ont été officiellement lancées à Ziguinchor par le ministre de l’agriculture, Farba Senghor. 19 milliards de Fcfa qui seront ainsi destinés à la relance des activités dans tous les secteurs agricoles de la Casamance.
Selon le document de présentation de ce projet, le développement social et économique de la Casamance a souffert ces deux dernières décennies de conditions conflictuelles particulières et cette situation d’insécurité et d’incertitude n’a pas permis une préservation des ressources naturelles, aujourd’hui gravement menacées du fait des conditions climatiques défavorables. « Le projet entend apporter une contribution significative à la reconstruction de la Casamance, notamment le secteur rural qui occupe 70 % des ruraux et qui offre à court et moyen termes des possibilités de retour et d’intégration pour les populations, les organisations paysannes, les Ong et les élus.

Le projet concernera et complétera les actions inscrites dans la composante IV du programme de relance des activités économiques et sociales de la Casamance, en traitant plus spécifiquement des aspects de développement rural axés sur la valorisation des eaux et des sols. En termes d’approches et d’interventions, le projet tirera profit des expériences passées (Derbac, Progres, Primoca etc.) et en cours (Procas, Pam) et lui impulsera un processus global d’aménagement, à l’échelle des bassins versants, basés sur le principe de la gestion intégrée de la ressource en eau (Gire). Cette approche associera étroitement les communautés concernées et intégrera fortement tous les aspects liés à la conservation et à la gestion durable des ressources naturelles », mentionne Moustapha Bodian qui pilote le projet. Il indique dans cette même veine que le projet est sous-tendu par une approche de réponses à la demande exprimée par les groupements à la base et leurs instances de concertation, le village et la communauté rurale (plans locaux de développement) et mettant au centre de son action les producteurs.

« Le projet, de par sa démarche de planification participative sera donc flexible, en ciblant des objectifs globaux quantifiés. Les différents aspects et activités du projet ont été largement discutés avec les bailleurs de fonds et partenaires intervenant en Casamance. Dès le démarrage du projet, il s’agira d’engager des actions fortes visant à répondre rapidement à des besoins essentiels liés à l’urgence de la situation (premiers chantiers d’ouvrages hydro-agricoles, récupération des terres salées, construction et réhabilitation d’écoles et de centres de santé) », ajoute-t-il avant de préciser que parallèlement à ces interventions immédiates, le projet engagera des actions plus en profondeur et étalées dans le temps concernant l’aménagement progressif des vallées, la restauration des sols et du couvert végétal, le renforcement des capacités, l’organisation des producteurs et l’appui au développement des filières. Il poursuit qu’« une attention constante sera donnée à l’accompagnement des exploitants, de façon à garantir la durabilité des aménagements mis en place ».

Farba Senghor indique que l’importance de ce projet réside dans sa démarche, son élaboration qui marquent une rupture avec ce que l’on a connu jusqu’à présent. Ce qui, à coup sûr, va impulser le développement au niveau de la Casamance naturelle, précise-t-il. « La forme participative permettra aux populations locales, sous la responsabilité de leurs préfets, de concevoir la liste de leurs besoins et ceux-ci seront examinés, dans le cadre d’un comité d’orientations et de suivi, présidé par le gouverneur de région qui doit valider cette demande ».

Il assure que, contrairement à ce qui se faisait dans le passé, ce projet va toucher même les zones d’insécurité de la région. Dans la même foulée, répondant à des interpellations d’intervenants, il a donné l’assurance qu’il présidera spécialement une rencontre portant sur la mise en valeur du barrage de Affiniam, construit il y a plus de vingt ans.


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