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DIALOGUE NATIONAL- Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Macky

 Santé, Éducation, Économie, Sécurité, Code électoral, Acte III de la décentralisation, etc. Macky Sall a tout évoqué, lors de la cérémonie de lancement du dialogue national de ce samedi.

 « 28 mai, Journée nationale du Dialogue national »

« Au Sénégal, le 28 mai est désormais institutionnalisé Journée nationale du Dialogue national. L’intérêt d’une telle mesure, c’est de faire en sorte que, chaque année, même si les acteurs politiques, religieux, la Société civile, etc., ont des contradictions, avant la journée du 28 mai, il va falloir apporter des réponses aux problèmes qui se posent entre acteurs.  Ainsi, nous pourrons institutionnaliser cette journée comme Journée du dialogue national et nous pourrons parfaire, l’organisation, les modalités, etc. Ce qui n’était pas possible pour aujourd’hui. Après ce dialogue, nous pourrons voir comment conduire ce dialogue national et c’est la raison pour laquelle, je pense que d’importantes propositions ont été faites. Je connais des hommes qui sont extrêmement remplis dans les arcanes, dans les procédures et j’ai noté avec beaucoup d’intérêt les propositions des uns et des autres sur comment nous devrions conduire ce dialogue et toutes les propositions sont les bienvenues. Et je crois qu’il y a  un consensus à mener pour ce dialogue national, et il faut y aller avec méthode et organisation, afin d’en tirer le meilleur profit pour le bien du pays. Je veux mettre en place un comité de pilotage de ce dialogue national qui pourrait comporter les représentants de toutes ces forces vives de la Nation : majorité, opposition, Société civile, autorités religieuses, etc. Mais, avec des représentants pour travailler ensemble sur la conduite et le pilotage du dialogue national. Je vais convier une réunion pour désigner des personnes qui peuvent gérer ce processus de dialogue. »

« Pas de problème de transparence des élections au Sénégal »

« Le Sénégal a dépassé le stade de réserver le poste de ministre de l’Intérieur à une personnalité indépendante pour s’assurer des élections fiables, au regard des garanties offertes par la gestion du processus électoral au Sénégal. On n’a pas de problème de transparence des élections au Sénégal, parce que tous les acteurs sont dans tout le processus du début à la fin. Le travail de l’Observatoire nationale des élections a été amélioré avec la mise en place de la CENA qui assure, aujourd’hui, la transparence des élections et il ne faut pas nous ramener en arrière avec la nomination d’une personne indépendante comme ministre de l’Intérieur. On a un système électoral fiable qui a permis d’avoir les différentes alternances, avec du côté de la justice la Cour d’appel qui organise les commissions de dépouillement avec les représentants des partis politiques et de la CENA, la Commission électorale nationale autonome. Par contre, je suis en phase avec l’idée de réviser le fichier électoral, pour en expurger le stock mort, en vue de rendre meilleure la démocratie. Mais il faut éviter les caprices politiques. Pour la lisibilité du champ politique et des questions d’efficience, je souhaite des blocs forts de partis politiques pour un système de rationalisation. »

« L’argent circule dans ce pays »

« L’État sénégalais a injecté, en cinq mois, de janvier à aujourd’hui, 1.178 milliards F Cfa dans la prise en charge de problèmes économiques et sociaux. L’État a payé, pour les salaires 221 milliards de francs Cfa en cinq mois, pour les dépenses de matériel 168 milliards de francs Cfa, les dépenses d’investissement 382 milliards de francs Cfa, entre autres. Ce qui prouve que  l’argent circule dans le pays, comme attesté par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et le Fonds monétaire international (FMI). Les crédits et les injonctions de liquidité augmentent, chaque année, de 10%. On ne doit pas descendre. On ne doit pas avoir une croissance en dents de scie. Nous devons adopter des politiques alternatives pour la production agricole. »

« Programme de modernisation des frontières »

« Un nouveau Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers sera bientôt lancé pour renforcer la présence de l’État à travers des infrastructures de base au niveau des zones frontalières. Ce programme sera lancé dans la perspective d’assurer, au-delà de l’aspect sécuritaire, le développement local de ces zones. Notre pays doit s’ajuster pour se donner les moyens de lutter avec plus d’efficacité contre le terrorisme. Le Sénégal a besoin d’un consensus le plus large possible pour assurer la prise en charge prioritaire de la sécurité pour les citoyens. C’est également au moyen d’un consensus national que nous poserons les premiers jalons d’une paix définitive en Casamance, qui va permettre de transformer cette région naturelle en un véritable pôle de développement au moyen de stratégies de développement local et de projets facteurs d’intégration régional avec les pays voisins. C’est dans cette perspective que le Programme d’urgence pour la modernisation des zones frontalières sera mis en place dans les plus brefs délais. »

« Un pacte de stabilité sociale »

« Nous devons arriver à un consensus national sur l’école sénégalaise, par le biais de concertations qui aboutiraient à  un pacte de stabilité sociale avec les acteurs scolaires. De cette manière, l’école sera replacée  au cœur de la République, comme lieu de transmission du savoir et comme espace de construction de la citoyenneté, pour permettre à nos enfants d’accéder à toutes les dimensions de la vie. L’éducation  est un sujet du temps présent mais également une question d’avenir qui nous engage et nous oblige vis-à-vis de nos enfants et des générations futures. Comme la plupart d’entre nous, je suis un produit de l’école publique sénégalaise, symbole de l’égalité des chances.  Cette école et ses enseignants, qui ont tant donné, qui ont tant fait pour notre épanouissement, souffre d’un malaise certain, elle peine à trouver des solutions durables de sortie de crise malgré les dépenses publiques élevées dans le système. Le dialogue doit de même  accorder une place de choix à la santé pour parvenir dans ce secteur également à un pacte de stabilité qui garantira la paix sociale dans les structures sanitaires. Je lance un appel au secteur privé national pour construire ensemble de nouvelles efficacités économiques qui vont renforcer l’implication des entreprises dans le développement économique et dans la création d’emplois pour résorber le chômage. »

Rassemblés par Mouhamadou BA

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