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DIALOGUE NATIONAL Me El Hadj Diouf pour la dissolution de l’Assemblée nationale

Le président du Parti des travailleurs et du peuple (PTP) n’a pas raté, hier, le président de la République, Macky Sall. Dénonçant son comportement vis-à-vis de ses alliés, le « député du peuple » demande à Macky Sall de dialoguer d’abord avec ses alliés avant d’exiger la dissolution de l’Assemblée nationale.

Au début de l’année 2015, chaque 15 jour, le Premier ministre faisait face à l’Assemblée nationale. Mais depuis plus de 4 mois, il ne vient plus avec les membres de son Gouvernement. Me El Hadj Diouf confirme et liste d’autres facteurs qui bloquent le fonctionnement de cette haute institution. « Depuis quatre mois, l’Assemblée nationale ne travaille plus et ses députés sont en chômage technique, le Premier ministre malgré son désir de venir à l’Assemblée, ne vient plus parce que les débats sont sabotés, les députés se chamaillent, le groupe parlementaire du PDS est toujours confisqué, le problème Aliou Sow vient s’ajouter au désordre qui caractérise l’Assemblée nationale », clame Me El Hadj Diouf. Pis, il évoque la question des détournements de fonds à l’hémicycle et enfin le non-versement des impôts. « Il y a un détournement d’argent à l’Assemblée nationale. On nous dit, chaque mois, on prélève dix millions F Cfa sur les salaires des députés. En quatre ans, 480 millions F Cfa ont été prélevés et non versés au trésor public mais selon d’autres informations, l’Assemblée nationale aurait versé 170 millions F Cfa où sont les autres millions », s’interroge le député

Dissolution de l’Assemblée nationale

Face aux journalistes, le président du Parti des travailleurs et du peuple (PTP) demande au président de la République de prendre ses engagements enfin de mettre fin aux fonctions de cette institution. « Compte tenu de cette situation qui n’honore pas la Nation, nous demandons au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale qui ne répond plus aux aspirations du peuple sénégalais et organiser des élections anticipées. Et une enquête et un audit de cette institution », peste l’ancien ministre des Lacs.

« Certaines lois ne sont pas respectées pas à Touba »

Sur l’affaire Aida Mbodj, Me El Hadji Diouf y voit deux poids deux mesures. « Chaque jour, nous attendons que la loi sera respectée sur l’entendue du territoire national. Et à Touba où la parité n’est pas respectée, où est l’État ou bien Touba ne fait pas partie du Sénégal ? Pourquoi l’État a validé illégalement un conseiller municipal où il n’y a aucune femme ? Pourquoi ne peut le mettre sous délégation spéciale », demande-t-il au président Macky Sall. Sur cette affaire, l’enfant de Kaolack charge le ministre des Collectivités locales surtout son manque de courage. « Le ministre n’ose pas le faire parce que c’est Touba. Et ça c’est de l’hypocrisie. Chaque jour, ils bombent leur torse, force reste à la loi. Si la loi est forte comme on le dit pourquoi l’État n’a pas procédé à la dissolution de la Mairie de Touba en la soumettant sous délégation spéciale ? Qui ose le faire ? Mais devant Aida Mbodji, le ministre des Collectives locales montre sa bravoure. Quelle honte », s’exclame l’ancien directeur de campagne de Mademba Sock.

« La parité, une pire fumisterie »

Sur la parité, Me El Hadji est d’avis que cette loi doit disparaitre au Sénégal. « J’approuve la position de Touba sur la parité, qui a osé dire non devant l’État. On a voulu faire croire aux gens que ceux qui sont pour la parité sont plus que pour les femmes. C’est faux, on veut tromper les femmes pour avoir plus leurs suffrages ! Parce ce que la parité est une fumisterie », peste-t-il. En revanche, il préconise la formation et l’encadrement des femmes. « La parité, ce n’est pas pour les femmes, parce qu’elles sont plus nombreuses que les hommes. Si elles sont éduquées et bien formées, elles doivent diriger à la place des hommes. Et nous nous engageons pour déposer une proposition de loi afin d’abroger la loi sur la parité. Les gens doivent être choisis selon leur compétence ou leur mérite mais pas selon leur sexe », tranche-t-il.

Ibrahima Khalil DIEME

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