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Dialogue politique à l’Ucad : Quand des responsables du Pds, de la Ld, du Ps… se parlent

Le ‘Plaidoyer pour la consolidation de la démocratie au Sénégal’ a regroupé, hier, les universitaires, les politiques, la société civile… à l’Auditorium de l’Ucad. Cette rencontre initiée par l’Institut des droits de l’homme et de la paix (Idhp) en collaboration avec l’Association sénégalaise pour les Nations Unies (Asnu) et le Réseau africain des femmes travailleuses (Rafet) a pour objectif de renouer le dialogue entre les acteurs politiques pour ‘la pérennité d’une démocratie qui a déjà écrit ses lettres de noblesse’.

Source : Walfadjri
‘Le Sénégal est connu pour ses vertus séculaires de dialogue. Nul n’a le droit de rompre cette chaîne’. Cet avertissement est de la directrice de l’Idhp, Amsatou Sow Sidibé, une des initiateurs de la rencontre qui a regroupé hier, à l’auditorium de l’Ucad, des universitaires, des hommes politiques et des personnalités de la société civile. Et la présidente de l’Idhp d’indiquer que ‘c’est pour éviter les rancœurs et frustrations qui pourraient générer une situation conflictuelle, que nous appelons à un plaidoyer pour la consolidation de la démocratie au Sénégal’. Car, pour elle, le rapprochement de tous les acteurs est le seul gage de la pérennité d’une démocratie. Dans la même veine, Alioune Tine, un des intervenants, indique que le dialogue est incontournable si, précise-t-il, ‘nous voulons préserver les acquis que nous avons conservé depuis des siècles et que nous voulons transférer à la nouvelle génération’. De l’avis du secrétaire général de la Raddho, les problèmes au Sénégal, comme dans la plupart des pays africains, proviennent de la fragilisation des mécanismes de nos institutions. Et cela, le plus souvent à l’approche des élections, remarque Alioune Tine. Sous ce rapport, le secrétaire général de la Raddho rappelle que c’est seulement en 1998 que les élections ont respecté les ‘normes et standards’ des règles du jeu politique. A ces manquements, poursuit-il, ‘s’ajoutent l’utilisation des moyens de l’Etat, la question du plafonnement budgétaire, la régulation des médias publics et l’acceptation des résultats électoraux’. Le patron de la Raddho a saisi l’occasion pour inviter les participants à réfléchir sur l’institution qu’est le Conseil constitutionnel. Notamment sur la limite de ses attributions, le mode de la nomination de ses membres…

Dans sa communication, Aminata Diaw Cissé note que s’il y a boycott, c’est parce qu’il n’y a pas de confiance dans les règles du jeu. Et à ce titre, poursuit-elle,’la médiation de la société civile est obligatoire même si elle s’avère difficile’. De son constat, la démocratie sénégalaise souffre d’un problème de procédures et de principe.s Et c’est pourquoi, Aminata Diaw Cissé convie les acteurs à renouer avec les procédures consensuelles pour permettre de réguler le débat et le jeu politique.

Toujours parlant du dialogue, Mame Cissé indique que la démocratie est fondée sur deux principes : ‘Le fait que le pouvoir émane du peuple et qu’il n’est le pouvoir de personne’. Ainsi de son avis, la vérité politique ne peut être définie par une seule instance, mais par le dialogue.

Le débat sera enrichi par différents intervenants pour la plupart des hommes politiques. Ce fut le cas du ministre Lamine Bâ pour qui le dialogue politique n’a jamais été rompu au Sénégal. Pour preuve,’le président Wade a toujours demandé avec insistance le dialogue depuis qu’il est arrivé au pouvoir. Nul ne peut accuser le pouvoir d’être fermé au dialogue’, commente le ministre. A quoi répond Ousmane Badiane de la Ld/Mpt en expliquant que l’opposition a toujours manifesté sa volonté de dialoguer. Et c’est ce qui explique, dit-il, la correspondance adressée au chef de l’Etat par les ‘12’ partis de l’opposition. Selon le ‘Jallarbiste’, l’une des raisons qui fondent le dialogue politique se trouve dans la Constitution qui est une charte fondamentale. Pour dire ainsi que le dialogue politique est un ‘acquis démocratique’ qu’il faut préserver.

Abondant dans le même sens, le Pr Iba Der Thiam dira que la démocratie sénégalaise est ‘une démocratie ancienne majeure qui ne sera contestée à l’échelle mondiale par aucun pays’. En outre, le coordonnateur de la Cap21 se déclare convaincu de la nécessité du dialogue politique. Parlant du boycott des prochaines élections législatives, Iba Der Thiam renseigne que c’est un phénomène qui n’est pas nouveau et qui ne peut, par conséquent, ‘ternir’ l’image du Sénégal.

Répliquant à ses propos, Serigne Mbaye Thiam du Parti socialiste précise que le boycott décidé par les ‘12’ est la conséquence du refus du dialogue par le chef de l’Etat. Le socialiste indique à cet effet que ‘nous sommes encore disposés à engager le dialogue avec le président de la République…’


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