macky sall conférence

DIALOGUE POLITIQUE ANNONCÉE CETTE SEMAINE Le choix capital de meilleurs Termes De Référence

L`annonce d`un dialogue politique à l`initiative du pouvoir pour cette semaine a été une bonne nouvelle bien accueillie par tous les Sénégal. C`est le prélude à un climat de décrispation d`une tension née depuis le début du magistère de Macky Sall.

Toutefois, l`importance de l`enjeu ne doit pas en cacher la complexité. Les divergences sont en effet tellement grandes entre les différents acteurs politiques qu`il urge, au préalable, de bien baliser le terrain afin d`éviter que l`initiative ne soit soldée par un échec dû à un manque de préparation.
Ainsi, il nous semble que le bon choix des Termes de Référence (TDR) serait capital pour ne pas dire vital pour ce rapprochement qui sera le premier du genre entre Macky Sall et son opposition.
Sur la forme, il est en effet crucial de faire observer que le choix des différents acteurs devant faire partie du dialogue est important. Les partis politiques, les différents mouvements assimilés et la société civile doivent être impliqués dans un esprit inclusif qui exclut toute discrimination.

La question tu timing est importante mais elle l`est moins que celle du comment, c`est à dire des modalités du dialogue. A cet effet, il serait important de se référer aux initiatives de ce genre organisées aux temps de Wade et de Diouf où des concertations sérieuses avaient abouti à des consensus majeurs. Il importera alors de tirer les enseignements de ces dialogues du passé et d`évitee, de ce fait, les erreurs commises.

Sur le fond, l`Etat doit bien préparer le dossier pour faire une présentation exhaustive des points qui devront faire l`objet de dialogue.

Loin de nous l`idée de mettre en avant de préalables.

Il s`agira simplement de discuter de questions névralgiques pour l`avenir institutionnel de ce pays. Et à ce propos, le référendum nous offre un panel de questions qui ne peuvent pas ne pas faire l`objet de discussions consensuelles comme le rôle de l`Assemblée nationale, le statut de l’opposition, le chef de l’opposition et bien d`autres questions. Le référendum a en effet posé des principes généraux dont les modalités gagneraient à être discutées pour en définir les contours.

Et comme ces réformes doivent être adoptées et introduites dans notre architecture institutionnelle, cette tribune de dialogue entre tous est indispensable.

Bien sûr, le champ du dialogue pourrait être élargi à d`autres questions dont le référendum n`a pas forcément tenu compte. Il s`agit notamment de la nécessaire réforme judiciaire pour amoindrir la tutelle du ministère de la Justice, l`installation sans concertation de notre pays de bases étrangères, le statut de Président de la République et de chef de parti, etc.

Certes, il y a beaucoup de sujets qui fâchent. Mais l`essentiel pour les acteurs est de comprendre qu`ils ont la responsabilité historique de mettre ce pays sur les rails afin de préparer son développement futur qui ne peut subvenir que si ses énormes potentialités humaines évoluent dans un environnement favorable à cela.
Bien sûr, les législatives pointent à l`horizon. Mais on ne peut pas être en campagne électorale permanente. Il faudra bien que de temps en temps, que nous nous arrêtions pour penser, enfin, à l`intérêt supérieur du Sénégal.

Et, à ce propos, le parachèvement de notre architecture institutionnelle nous emble être un préalable à ne pas fouler du pied sous l`autel de considérations politiciennes.

Assane Samb

Voir aussi

dionne-valls

FINANCEMENT DU PLAN SENEGAL EMERGENT 317 MILLIARDS DE F CFA D’APPORT DE LA FRANCE DEPUIS 2014

Le Premier ministre français Manuel Valls, en visite à Dakar depuis  jeudi,  et son homologue …