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DIALOGUE SUR LE FICHIER ÉLECTORAL Enfin un accord ! 

Tout est bien qui finit bien. Après le blocage sur les critères de représentativité,  l’opposition, l’Entente des forces de l’opposition (Efop) et la majorité sont enfin arrivés à un accord. D’où l’installation, hier, par le ministre de l’Intérieur de la Commission chargée de la revue du Code électoral.

Avant-hier, Déthié Fall mandataire du Pôle de l’opposition et Moctar Sourang de l’Entente des forces de l’opposition (Efop) n’étaient pas tombés d’accord sur la composition des 15 plénipotentiaires qui devront représenter l’opposition au dialogue sur le fichier électoral.  Désormais, les  trois pôles à savoir l’opposition, la majorité et les non-alignés auront chacun 15 plénipotentiaires. En effet, l’Entente des forces de l’opposition (Efop) mis en place par Diagne Fada, Souleymane Ndéné Ndiaye, Aliou Sow, entre autres, qui voulait obtenir au moins 7 plénipotentiaires des 15 du pôle de l’opposition a finalementlâché du lest.

« Après le rajouts de 5 représentants pour chaque pôle, nous devrions nous retrouver pour harmoniser nos positions. Mais, malheureusement, jusque hier, tard dans la nuit, nous n’avions pas pu nous entendre avec l’autre groupe de l’opposition. Conscients qu’il s’agit de l’avenir de notre cher pays, nous avons accepté de prendre sur nous, en leur laissant les 10 plénipotentiaires », a souligné Moukhtar Sourang, président de l’Ump et membre de l’Efop. Avant d’ajouter : « Notre objectif, ce n’était pas de nous tirailler sur des questions comme, qui doit représenter qui. Nous menions un combat de principe, en voulant dénoncer ce que j’appelle la dictature des grands partis. Nous avons tous le même but qui est d’œuvrer pour le bien-être des Sénégalais. Puisqu’il s’agit de fixer les règles du jeu pour des élections transparentes, nous avons refusé d’être la cause du blocage des travaux ».

Pour le représentant de Rewmi, dans une démocratie digne de ce nom, il est important d’avoir une opposition forte qui peut faire face à un pouvoir fort. « Nous allons privilégier une présence organisée durant ces travaux pour la revue du Code électoral. Et ce consensus des deux parties de l’opposition le démontre clairement. Le nombre de représentants n’est pas très important, du moment que nous puissions tomber d’accord sur les bases de notre intervention. Les plénipotentiaires de l’opposition vont donc se retrouver très rapidement pour discuter sur les questions essentielles portant sur la revue du Code électoral, pour éviter de nous retrouver avec des points de vues différents », a-t-il soutenu.

Abdoulaye Daouda Diallo, après l’installation de la Commission chargée de la de revue du Code électoral, a demandé aux différents membres de la commission de présenter un rapport final entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre de l’année 2016. De la même manière, le ministre de l’Intérieur demande à ces membres de la Commission chargée du Code électoral de se retrouver autour de l’essentiel après qu’un consensus a fini par prévaloir. Invitant à la rigueur, ces membres devant s’atteler à l’élaboration du rapport, Abdoulaye Daouda Diallo n’a pas manqué, par ailleurs, de saluer l’entente qui a prévalu au sein de l’opposition qui était divisée au sujet du nombre de ses représentants.

Hormis, les 5 points préalablement retenus, le 9 juin dernier que sont : la participation des indépendants aux élections, la refonte partielle du fichier électoral, la fusion des cartes nationales d’identité et cartes d’électeur, les députés  dédiés  à la diaspora et le vote des militaires et paramilitaires au scrutin général, sept autres points ont été ajoutés. Les travaux de la commission porteront sur 12 points, désormais. En effet, des échanges approfondis ont permis de rajouter la caution des élections, le mode de scrutin aux élections législatives et locales, l’insertion des règles d’organisation du referendum dans le Code  électoral, les recommandations de la Cena, la carte électorale, la parité et le bulletin unique.

Khady Thiam Coly

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