1 septembre, 2014
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DIALYSE – Prise en charge des insuffisants rénaux : 17 générateurs supplémentaires pour soulager les malades

DIALYSE – Prise en charge des insuffisants rénaux : 17 générateurs supplémentaires pour soulager les malades

En plus d’une loi sur la transplantation rénale annoncée pour bientôt, Awa Marie Coll Seck a facilité l’octroit de 17 nouveaux générateurs au centre d’Hémodialyse de l’hôpital Le Dantec, dans le sens de soulager les insuffisants rénaux, soumis aux rigeurs de dialyse pour se maintenir en vie.

La gratuité de la dialyse est devenue une réalité dans les deux structures publiques qui traitent de l’insuffisance rénale. En fonction de la capacité des hôpitaux Principal et Le Dantec, les personnes qui ont une insuffisante rénale chronique peuvent être prises en charge gratuitement. C’est le constat fait hier, par Awa Marie Coll Seck qui a visité ces structures pour voir l’état d’avancement de ces établissements de santé qui traitent cette pathologie.

En visitant le service de néphrologie de l’hôpital Le Dantec, entièrement rénové, le ministre a exprimé toute sa satisfaction. «Je peux dire que ce que j’avais vu, il y a six mois, est derrière nous. C’était une situation très difficile où il y avait un manque notoire d’équipements et d’infrastructures. Aujourd’hui, nous avons mis 17 générateurs supplémentaires. Nous avons revu complètement tout ce qui est approvisionnement en eau, augmentant du coup la capacité d’accueil de la structure avec des appareils modernes qui n’ont rien à envier à ce qui se fait à l’extérieur. L’environnement a vraiment changé», s’est réjoui le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

L’hôpital Principal dispose aussi d’une unité de cinq postes «très bien encadrée» pour les cas aigus. Ce résultat est le fruit d’une concertation entre les directeurs d’hôpital et des services concernés. Une concertation qui a été élargie aux structures privées.

Bientôt une loi sur la transplantation rénale

Après les étapes de Le Dantec et Principal, la délégation ministérielle s’est rendue dans les centres de dialyse privés de Dakar. La première visite a été réservée au centre Assafal, une Ong humanitaire, dirigée par un Italien, ensuite est venue l’étape de Sicap Liberté 2, au centre Abc hémodialyse, dirigé par Alioune Badara Cissé et enfin le centre d’exploitation de diagnostic et de dialyse (Cedd), fruit d’un partenariat avec la ville de Dakar et américaré médical.

Dans ces trois structures, le ministre de la Santé a signé avec les directeurs une convention de partenariat d’un an renouvelable. Le gouvernement s’est engagé ainsi à subventionner une partie de la prise en charge de la dialyse, en les dotant de kits qui accompagnent le traitement. Cela permettra aux responsables du privé en contre partie, de diminuer de 50% ou plus le prix de la dialyse.

Un geste «qui permettra aux malades du privé d’accéder aux soins de qualité et à moindre coût», s’empresse de dire Awa Marie Coll Seck. Et pour accompagner toutes ces initiatives, le gouvernement a mis sur la table une enveloppe financière d’un milliard 600 millions de francs Cfa inscrite dans le budget 2013. «Nous avons retenu les leçons du passé avec le plan Sésame, c’est pourquoi cette fois-ci, on a mis d’abord le budget avant de dérouler ces actions», a-t-elle indiqué.

A propos de la décentralisation de la dialyse dans les régions, le centre de Tambacounda sera inauguré bientôt, de même que celui de Touba et de Ziguinchor. «Nous allons équiper toutes les régions, cela va permettre aux structures qui sont à Dakar de mieux faire leur travail puisque la pression sera moindre», a assuré Mme Seck. Avant d’ajouter que son rêve, en définitive, c’est de voir le Sénégal pratiquer la transplantation rénale. «Les documents sont dans le circuit, les ministères sont en train de réagir, a-t-elle indiqué. Bientôt, une loi sera votée à l’Assemblée nationale pour dire que c’est un dossier que nous gérons avec beaucoup de sérieux à tous les niveaux.»

Concernant le coût élevé des médicaments dont se plaignent les insuffisants rénaux, elle a estimé que les médicaments génériques et la couverture maladie universelle sont la seule solution à l’horizon, puisque selon elle, il y a d’autres pathologies à soins couteux, qu’il faut aussi prendre en compte.

Le Quotidien