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Différence d’approches des acteurs politiques à l’horizon 2019 Le « temps de l’action » opposé au « temps de parole »

Pour la prochaine présidentielle, les protagonistes ne se feront pas de cadeaux pour convaincre les populations afin de briguer leurs suffrages, en 2019. Dès à présent, les différentes chapelles déroulent différentes stratégies de lutte. Si du côté du pouvoir, le chef de l’Etat cherche à vanter ses réalisations aux populations, ses adversaires politiques multiplient les sorties au vitriol et les pressions contre lui et son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

«Ils (opposants) ont le monopole du bavardage et du bruit. Nous, nous sommes dans l’action. Nous ne nous laisserons pas distraire», dixit le chef de l’Etat, Macky Sall. Des piques jetées à l’opposition, lors de son séjour de 48h en Mauritanie, le mois dernier. Par ces mots, le président de la République veut montrer que lui et son régime sont en plein au service de l’intérêt des Sénégalais. Ainsi donc, dans la quête d’un second mandat en 2019, le chef de l’Etat ne lésine pas sur les moyens et les stratégies pour vendre ses réalisations aux populations. Si ce n’est lui-même qui fait le terrain, à travers ses nombreuses inaugurations d’infrastructures et autres tournées économiques à travers le pays, ce sont ses lieutenants ou alliés dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) qui s’y attèlent. D’ailleurs même, à ces derniers, il leur demande de descendre sur le terrain pour faire part aux populations des actes posés par le régime, notamment à travers le Plan Sénégal émergent (Pse).

L’on se rappelle de son adresse à ses camarades et sympathisants, après la victoire de Bby aux législatives du 30 juillet 2017. Le président de Bby, félicitant les siens, en a profité pour leur dire que le bilan, qui a servi d’axe de communication lors des législatives, les mènera sans doute vers «une éclatante victoire» au soir de la présidentielle. Le Secrétaire général de l’Alliance pour la République (Apr) n’en est pas à sa dernière invite à l’endroit de ses alliés et camarades de parti. Selon le journal l’As du 16 janvier dernier, Macky Sall leur aurait suggéré, après avoir mis le doigt sur les risques d’une perte du pouvoir en 2019, de parler «aux populations de nos réalisations. Dieu sait qu’on en a beaucoup fait. On a fait ce que personne n’a fait en si peu de temps. Vous devez parler aux Sénégalais dans leurs langues». Donc, ce qui est sûr et certain, c’est que le chef de l’Etat compte s’appuyer sur ses réalisations pour briguer un second mandat.

Quid de l’opposition qui veut, vaille que vaille, faire tomber le régime de Macky Sall lors de cette présidentielle ? Le moins que l’on puisse dire est que l’opposition sénégalaise, au delà des critiques et attaques contre le régime, fait pression contre le président et son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye pour l’organisation des prochaines échéances. En effet, elle ne rate pas l’occasion d’occuper les rédactions des organes de presse pour dénoncer les «dérives» du régime en place. Depuis un temps, il ne se passe pas une semaine sans que les adversaires politiques du régime profitent de l’actualité pour jeter des pierres au gouvernement. Si ce n’est le leader de Rewmi, Idrissa Seck qui se distingue, depuis un certain moment, par ses interpellations à l’endroit de son futur adversaire politique lors des prochaines élections, c’est Ousmane Sonko qui s’attaque à l’état financier «mal en point» du pays, ou encore des partis comme le Pds, Agir, le Fpdr, le Grand parti, La République des valeurs, les partisans de Khalifa Sall, etc qui font des salves de critiques contre les «manquements» du régime. Les toutes dernières sorties sont les tirs groupés contre le chef de l’Etat et son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, suite aux propos tenus par celui-ci sur les inscriptions au fichier électoral. Les adversaires du régime ont ainsi saisi l’occasion pour accentuer leur pression contre la mouvance présidentielle, afin d’exiger une personnalité neutre à la tête de l’organisation des élections. Pour ce faire, les attaques et accusations de tentatives de fraudes fusent de partout, pour clouer au pilori la gestion de Macky Sall. L’objectif, très certainement, est de produire l’effet d’anxiété au niveau des populations, contre ce régime. Ce qui promet un combat épique pour ces prochaines joutes.

Sud quotidien

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