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Dilatoire avec les syndicats d’enseignants- Quand l’Etat devient un promoteur de contestations

 Ranger  l’éducation aux oubliettes, pour exceller dans les slogans et le tape-à-l’œil, voilà la configuration de la démarche étatique. Car, comment comprendre ces dépenses en milliards sur des secteurs dont l’apport dans notre espoir d’émergence effleure la queue de la grille des priorités.

Dans sa politique sociale, l’État roule dans l’ostracisme et les mauvaises options dans sa politique globale. A voir les milliards dépensés dans des secteurs non prioritaires.

Dans le domaine de l’éducation, des interrogations ne manquent pas de troubler l’esprit des acteurs éducatifs. A savoir, est-ce que l’avenir de notre école reste une priorité pour le gouvernement ? Dans ce bras-de-fer avec les syndicats d’enseignants, l’opinion semble lui être défavorable, à la lecture des diverses réactions sur ce feuilleton  latent avec les syndicats d’enseignants. Pourtant, dans le protocole d’accord signé devant les partenaires sociaux, le gouvernement s’était engagé à respecter tous les points d’accord. Un an après, c’est toujours l’attente côté syndicats. Comme si l’école n’était pas une priorité pour le chef de l’État, ses proches en rajoutent une couche de moquerie et de tentative de diabolisation d’un corps qui est train de gagner largement la bataille d’opinion.

Des questions se posent alors sur la crédibilité d’une signature étatique. Dès lors, le constat est clair, en cette nouvelle année scolaire. Vu l’escalade verbale, on s’achemine vers une année de tous les dangers. Car comment comprendre que la tutelle attende l’ouverture des classes pour appeler les syndicats à des pourparlers sur des revendications dont un accord global a été trouvé. Cela ressemble plutôt à « une provocation », selon un membre du Cusems, syndicat majoritaire dans l’enseignement moyen et dans le supérieur. Et l’on ne manque pas de caricaturer le régime de Macky Sall de « promoteurs » de conflits sociaux. Et, les différentes sorties des contestataires reflètent le degré d’agacement d’un corps fatigué et désorienté sur l’attitude d’un gouvernement dont la démarche reflète un certain amateurisme.

Comme  si le gouvernement se plaisait à ce jeu, il ouvre d’autres fronts sociaux en injectant des montants sur les compétions sportives internationales, sur des infrastructures nécessaires mais non urgentes, des gâteries pour les épouses de diplomates, une pléthore de ministres conseillers, etc. et faire la sourde oreille aux revendications. Malgré tout cela, on clame encore l’ère de la rupture et de l’austérité. Les zéro présences hier, dans les différents établissements du pays, restent un signal fort. Le  « Oubi téy Jangue téy » est encore à l’état de rêverie. Ce qui n’augure rien de bon pour cette année où l’État continue encore son dilatoire avec les syndicats.

Un jeu dangereux pour la stabilité sociale.

Pape Amadou Gaye

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