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Diplomatie Que retenir de la brouille avec le Qatar ?

REWMI.COM- Le Ministère des Affaires étrangères du Sénégal à rendu public un communiqué pour faire état du retour dans ce pays de notre Ambassadeur convoqué après que ce pays ait été accusé par son voisin de l’Arabie Saoudite de financer le terrorisme.

Mieux, le Sénégal offre sa médiation pour rapprocher les positions entre deux pays frères.
Les réactions des Sénégalais ont été presqu’unanimes : Il fallait commencer par là.
Eh oui, l’erreur était patente. Car, certains experts ont vite réagi au début de la crise pour dire que la position du Sénégal au lieu de s’aligner systématiquement sur l’Arabie Saoudite, devrait être d’offrir sa médiation comme Il est de tradition, pour notre pays dans ces cas de figure. Et ils ne croyaient pas si bien dire.
La reculade du Sénégal à été manifestement dictée par une reconsidération de la situation mais aussi par une certaine évolution de celle-ci sur le terrain.
Mais, en tout état de cause, il est important de tirer les leçons de ce qui a semblé être une diplomatie du copinage avec le géant saoudien avec, en toile de fond, la précipitation.
Si nous considérons le motif invoqué à savoir le financement du terrorisme, nous estimons que les preuves sont loin d’être fournies et que même l’Arabie Saoudite est accusée de cela par certains pays.
Pis, le Sénégal a actuellement des relations diplomatiques avec des pays accusés de terrorisme d’État.
Il en ainsi du fonctionnement des États et de la complexité des relations internationales.
C’est pourquoi il faut savoir rester souverain et indépendant. Nous ne pouvons pas continuer à souffrir de l’impérialisme occidental, ensuite arabe ou d’une quelconque autre partie du monde qui s’arroge le droit de nous dicter notre conduite parce qu’il nous aide de temps en temps.
C’est bien déjà que les autorités sénégalaises aient écouté l’opinion en n’envoyant pas les Jambars dans le conflit entre Arabie Saoudite et le Yémen, mais cela ne suffit pas.
Cette propension de nos pays à subir le diktat d’autres État dont les dirigeants poursuivent souvent des buts inavoués est une atteinte grave à notre fierté.
C’est pourquoi nos dirigeants doivent se hisser au niveau de notre aspiration à peser de tout notre poids dans les relations internationales où les plus forts écrasent les plus faibles.
On ne peut se considérer faible parce que simplement pauvre. Si le Sénégal inscrit sa diplomatie dans le respect de la politique définie par la Cedeao et l’Union africaine, il y aurait moins d’erreurs et surtout moins de courbettes.
Plus précisément si certains de nos amis deviennent subitement va-t’en guerre, ils doivent en assumer seuls les conséquences. Les choses seront différentes s’ils sont agressés. Dans ce cas, aucun sénégalais ne s’opposera à une action énergique de notre pays comme cela a été le cas en Gambie.

Assane Samb/Rewmi quotidien

 

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