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Direct Info : les travailleurs saisissent la justice pour 15 « licenciements abusifs »

La section SYNPICS du quotidien privé Direct Info a porté plainte contre la direction générale de cet organe d’information pour licenciement abusif, rétention de salaire, intimidation et atteinte à la vie privée, a-t-on appris jeudi de leur secrétaire générale, Massaer Dia.

‘’Nous nous sommes déjà constitués partie civile en saisissant le juge d’instruction. Nous avons aussi porté plainte contre la direction du journal pour les nombreux licenciements de façon abusive, les rétentions de salaire, les intimidations et même pour divulgation et atteinte à la vie privée’’, a-t-il annoncé au cours d’un point de presse.

Il s’exprimait au cours d’un point de presse organisé en collaboration avec le Bureau exécutif national du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) sur ‘’la situation des travailleurs à Direct Info.

Le secrétaire général du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, participait à cette rencontre avec les journalistes, en présence d’employés de Direct Info ont pris part à cette rencontre.

‘’12 personnes ont été licenciées dans un premier temps sur des bases très légères. Ensuite, trois autres travailleurs ont subi le même sort. La direction leur sert d’abord des demandes d’explication, avant qu’ils ne répondent, on leur balance des lettres de licenciement’’, a déploré Masser Dia.

Selon lui, les travailleurs concernés avaient répondu par écrit aux demandes d’explication qui leur ont été adressées, lesquelles réponses ‘’ont été toutes publiées dans le journal, alors que cela relève du domaine privé’’.

‘’Nous avons saisi la commission de protection des données personnelles dans ce sens’’, a poursuivi le secrétaire général de la section SYNPICS de Direct Info, avant de revenir sur les problèmes sociaux engendré par ces licenciements et rétentions de salaire.

‘’Tout dernièrement, le salaire d’un chauffeur a été retenu. Sa femme était en état de grossesse et devait se soigner. Mais le chauffeur n’a pas pu honorer les rendez-vous médicaux, faute d’argent et sa femme a fait une fausse couche’’, a-t-il insisté.

La section SYNPICS de Direct Info a par ailleurs indiqué avoir saisi des organisations féminines, parce que la plupart des travailleurs licenciés sont des femmes. ‘’Quel paradoxe dans un contexte où les politiques de promotion des femmes sont en vogue’’, s’est étonné Massaer Dia.

APS

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