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Discours à la nation du Chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an- Ces questions sur lesquelles Macky est attendu

  • Date: 30 décembre 2015

L’année 2015 touche à sa fin. Comme à l’accoutumée, le président de la République s’adressera à la Nation pour le traditionnel et très attendu discours de fin d’année.

Plus qu’une simple formalité d’usage, il s’agira de dresser un mini-bilan de parcours et d’ouvrir les perspectives pour l’année à venir. C’est dire que le président sait qu’il est attendu sur les questions névralgiques de l’heure pour ne pas dire les défis majeurs auxquels il devra apporter des réponses  à  la mesure des attentes de ses concitoyens.

Ainsi, le chef de l’État ne devra pas manquer d’emblée de féliciter les communautés religieuses musulmanes et chrétiennes dont la coïncidence des fêtes de nativité des prophètes respectifs est un signe de bonne augure pour le monde entier mais aussi pour notre jeune nation qui est déjà pionnière dans le dialogue islamo-chrétien.

Une opportunité pour le président Sall de condamner tous les fondamentalismes religieux surtout celui qui se dit islamiste et qui bouleverse les données géopolitiques et géostratégiques à travers le monde.

Le président de la République ne pourra pas ainsi manquer de lancer un appel aux chefs religieux et aux populations pour l’aider à combattre ce défi d’un genre nouveau par la conscientisation et l’éducation des fidèles, en parfaite intelligence avec la voie tracée par nos vaillants guides religieux.

Il félicitera l’Armée et les forces de sécurité avant de mettre l’accent sur les nouveaux recrutements qu’ils projettent de faire et les moyens renforcés dont ils disposent désormais pour faire face aux forces du mal.

Il ne manquera pas de dire qu’aucun pays n’est à l’abri, mais des questions comme celle sur la burqa et l’arrestation d’Imams sont à éviter pour que le débat ne soit pas d’emblée biaisé.

Une occasion pour parler aussi de la paix en Casamance dont les efforts sans relâche des uns et des autres a abouti aux progrès auxquels nous assistons. À ce propos, il peut aussi tendre la main aux chefs rebelles pour des négociations de sortie définitive du conflit.

Le président de la République ne peut manquer d’être sensible aux sollicitations des uns et des autres relativement au dialogue politique et social.

À ce propos, il a intérêt à exprimer toute sa disponibilité. Car, des voies commencent à lui reprocher de n’avoir pas encore créé les conditions d’un dialogue avec son opposition contrairement à tous ses prédécesseurs. Une occasion pour lui de mettre l’accent sur le nouveau Secrétariat national au dialogue territorial (SNDT) que dirige désormais Djibo Kâ. Étant entendu que son érection entre dans le cadre du renforcement de l’esprit de la décentralisation dans le cadre de l’Acte III.

Toutefois, nous nous attendons à quelques mises en garde pour ceux qui seraient tentés de causer un trouble au bon fonctionnement de la République par une politique de terre brulée. Une référence à l’emprisonnement de nombreux libéraux dont le chef de file Omar Sarr notamment pour offense au chef de l’État.

On peut se demander si l’Affaire Lamine Diack sera abordée par le président Sall qui ne s’est pas encore directement exprimé sur la question.

Dans une certaine mesure, c’est préférable. Il va de soi qu’il s’agit d’une affaire judiciaire en instruction et que la prudence s’impose. Mais elle interpelle la classe politique sénégalaise notamment sur le financement de l’opposition en 2009 et en 2012 et nécessite une réflexion de fond sur l’argent des partis politiques et leur rationalisation subséquente comme le ministre de l’Intérieur l’avait évoqué. Le débat est trop sérieux pour être occulté d’autant plus qu’il s’agit d’une affaire qui a entaché l’honneur du Sénégal et de ses hommes politiques malgré les précisions du journal « Le Monde ».

Quant à la traque des biens mal acquis, elle sera poursuivie avec les nécessaires réformes de la Crei ne manquera pas de dire le chef de l’État pour qui la lutte contre la délinquance à col blanc est au cœur des préoccupations.

Au demeurant, le président sait aussi que ses administrés (alliés comme opposition) l’attendent sur la question de la réduction du mandat. Ce sera l’occasion pour lui d’exprimer sa constance et la fidélité  à sa parole en disant qu’il va réduire son mandat comme promis mais qu’il devra se fier à l’avis du Conseil constitutionnel et verra la meilleure façon de le faire, s’il en est : referendum ou voie parlementaire. Cette question refaisant surface dans le débat national chaque fois qu’on la croit dépassée. Et il ne faut pas qu’elle soit une patate chaude aux mains du régime.  Car, il ne fait pas de doute que sa résolution en commande une autre, le calendrier républicain relativement notamment à la présidentielle dont l’incertitude sur la date commence à indisposer la classe politique.

Septennat ou quinquennat ? Personne ne sait pour le moment. Or, 2016 pourrait être une année préélectorale ou tous les enjeux doivent être clairement définis. États-majors politiques et services techniques de l’État doivent être prêts.

Ces questions politiques stricto sensu évacuées, le président Sall ne manquera d’évoquer le chouchou de sa politique économique : Le Plan Sénégal Émergent (PSE). Il mettra certainement l’accent sur ses grands projets comme l’autoroute Ila Touba, la modernisation des cités religieuses du Sénégal, la Cité de l’émergence, les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, la réhabilitation des rails, etc. Le nouveau projet en date est celui d’un nouveau Centre de commerce extérieur du Sénégal à  Diamniadio qui rejoindra le Centre de conférence Abdou Diouf pour obvier la vétusté des installations de la Fidak.

La campagne agricole étant prometteuse cette année, Macky a tout intérêt à embrayer sur les effets induits surtout pour la population rurale avec la campagne arachidière et les mesures prises pour satisfaire les producteurs.

Pourrait-il oublier l’autosuffisance en riz ? Assurément non, quand on sait que de puissants hommes d’affaires commencent à s’y intéresser et les Sénégalais à consommer ce riz local. En tout cas, beaucoup plus que par le passé.

Le chef de l’État ne manquera pas aussi de se féliciter des progrès réalisés en 2015 sur le plan économique et qui sont reconnus par des institutions internationales comme le Fmi, la Fao et le Doing Business.

Sa politique sociale sera certainement au cœur de son discours. Il évoquera à coup sûr l’élargissement des bénéficiaires des bourses familiales, la carte d’égalité des chances pour les handicapés, la Couverture maladie universelle (CMU), etc.

Tout pour dire que le Sénégal est en marche. Et qu’il n’a pas, pour se faire, manqué d’inciter et d’aider les jeunes et les femmes à créer des projets et à les faire financer grâce  à des fonds disponibles dans les différentes structures compétentes.

À l’endroit des hommes d’affaires, il pourra mettre l’accent sur les efforts en direction de l’amélioration de l’environnement des affaires dans le cadre des directives de l’OHADA, de l’UEMOA, entre autres, pour rendre le Sénégal plus attractif aux investissements nécessaires à son émergence.

Abdoulaye Diop

 

 

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