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Discrimination et insécurité dans l’arène : Bombardier accuse et menace

Lors de sa conférence d’hier, «Bombardier» est revenu sur le traitement qu’on lui a fait subir durant son combat face à Gris Bordeaux. Le champion Mbourois, tout en reconnaissant sa défaite devant le Fassois, n’a pas mâché ses mots pour s’offusquer de la «discrimination» et de «manque de sécurité» qui règnent au sein de l’arène. Le Cng de lutte et le promoteur, Petit Mbaye, ont tous reçu leur dose.

Source : Le Quotidien
Le temps n’a pas pu atténuer sa déception. Le B52 laisse passer les braises après son crash du 22 juillet face à «Gris Bordeaux» de Fass qui s’en est servi comme cobaye pour rejoindre définitivement la cour des grands. Mine triste, très tendu, Bombardier, toujours interloqué, voudrait d’abord boxer dans les coulisses pour relater «mes mésaventures et désagréments» au moment d’affronter Fass, le jour du combat. Car, il en a vu presque de toutes les couleurs dans l’enceinte de l’arène avant l’heure de vérité. Serigne Dia, après avoir félicité son adversaire victorieux, hausse la voix pour s’offusquer contre la pratique du «deux poids deux mesures faits aux lutteurs» et la «discrimination qui sévit entre les différentes écuries». «C’est une question qui me fait vraiment mal. C’est pour cela que je tiens à en parler. Il faut traiter les gens de la manière la plus équitable possible parce qu’il n’y a pas de lutteurs de Mbour ou de Dakar. Je suis un Sénégalais comme tous les autres. J’étais accompagné de 25 personnes comme tout le monde et je dois payer une amende (Ndlr : 125 000 francs Cfa). Pourquoi ? Je n’ai pas enfreint la loi. En plus, à l’approche du combat, le Cng me demande de sortir les cinq accompagnateurs qui me restaient et je me retourne, j’aperçois que mon adversaire était entouré de plus d’une dizaine de personnes. Et personne n’en a parlé. C’est quoi ce traitement du Cng si ce n’est de la discrimination», s’interroge-t-il.

«LA PROCHAINE FOIS, JE VAIS GACHER L’AFFICHE» Le Mbourois était loin d’en finir avec ses «déboires» d’avant-combat. Car, explique-t-il, à quelques moments du coup de sifflet de l’arbitre, ses adversaires allaient «pousser le bouchon de la provocation très loin» en jetant dans ses yeux de la poudre. «C’est inadmissible. Devant tout le monde, on me jette de la poudre dans les yeux. Pourtant, personne n’a réagi. Je pouvais bouder et laisser tomber le combat. Les gens diront que j’ai gâché la journée en boudant le combat alors qu’il y a des pratiques qu’on ne peut pas accepter», peste le champion de Mbour qui menace : «La prochaine fois, je ne vais pas l’accepter et je laisserai tomber le combat sans arrière-pensée. Cette fois-ci, je l’ai accepté et ça passe. J’en discuterai avec le promoteur pour qu’il prenne toutes ses responsabilités lors de mes prochains combats parce que je ne vais plus accepter d’être traité de cette manière. La prochaine fois, il n’y aura plus de combats parce que je vais gâcher l’affiche», avertit le Mbourois. Il faut noter que «la provocation» faites à «Bombardier», avait atteint son summum quand son frère (Ndlr : Pape Dia) a été attaqué par un supporter de Fass avant le combat. «Je ne l’ai su qu’après, sinon je n’allais pas lutter. Un supporter a confisqué un talisman qui était entre les mains de mon frère en lui administrant un coup de poing avant de déchirer le talisman. C’est inadmissible. Si vraiment, je l’avais su avant le coup de sifflet de l’arbitre, le combat n’allait pas avoir lieu», dénonce Serigne Dia, qui a également déploré le manque de sécurité durant ce combat. «Nous n’avions pas de sécurité le jour du combat parce que notre cortège avait essuyé des jets de pierres. Nous sommes restés pendant plus de trente minutes devant les portes du stade sans aucune sécurité», braille-t-il.

«J’AI COMMIS UNE ERREUR» Nonobstant tous ces traitements d’avant combat, il ne veut pas remettre en cause «la victoire claire et nette de son adversaire». Plus de dix jours après cet échec, «Bombardier» n’arrive toujours pas à trouver des explications à cette contre-performance du 22 juillet au stade Demba Diop, même s’il dit s’être trompé de casting avec le dénouement rapide du combat. «Je croyais que le combat allait durer au moins 10 à 15 minutes. Je reconnais que j’ai commis une erreur en attaquant mon adversaire alors que je devais l’attendre. C’est une habitude chez moi d’aller chercher mes adversaires. Mais, je ne peux dire exactement les raisons de ma défaite. Honnêtement, je n’ai aucune explication. Je ne veux pas insister là-dessus parce que les gens vont croire que je suis en train d’entacher la victoire de Gris Bordeaux alors que je suis bien tombé. De toute façon, je tire un bilan négatif de cette saison», reconnaît-il. Pour l’instant, il reste toujours dans l’arène tant qu’il aura «l’amour et la santé de lutter» et ne ferme la porte à aucun lutteur. «Si je n’avais pas donné à Gris Bordeaux sa chance, il n’allait pas être à ce niveau. Donc, je n’exclus aucun adversaire, la seule condition étant que mon encadrement soit d’accord. Et sur cette question, je tiens à préciser que je ne vais pas changer d’encadrement parce que ses membres m’ont toujours satisfait», souligne-t-il.


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