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Diversité des candidats au sein de Benno Bok Yaakaar- Macky met à l’aise ses alliés

  • Date: 16 décembre 2015

C’est sur un ton d’exaspération que le président Macky Sall a répondu  à la préoccupation relative à la diversité des candidats au sein de Benno Bokk Yakaar (Bby), la grande coalition qui l’a porté au pouvoir. Chaque parti qui le souhaite peut, selon lui, avoir son propre candidat. Un ton qui rappelle celui du Général De Gaulle qui s’adressait aux porteurs de pancartes en ses termes : « Si vous voulez l’indépendance, prenez-la ». C’est dire que le président Sall n’était nullement préparé  à cette éventualité en l’occurrence la diversité des candidatures pour les partis politiques de Benno Bokk Yakaar (Bby). Malheureusement, au fil du temps, les remous notés çà et là l’ont édifié sur le fait qu’il n’y aura pas de consensus autour de sa candidature unique. Les Socialistes se préparent notamment à annoncer une candidature « incontournable », selon nombre d’entre eux. Le ton abhorré depuis quelques jours par les jeunes de cette formation politique est symptomatique de la fin du compagnonnage. Macky sait que le leader socialiste, Ousmane Tanor Dieng, ne saurait ramer à contre-courant du desiderata de la majorité de ses militants au risque de connaitre le syndrome Moustapha Niasse de l’Alliance des forces du progrès (Afp) dont le parti a traversé une crise grave sanctionnée par le départ de nombreux militants et cadres allés rejoindre le nouveau parti créé par son numéro 2 Malick Gackou.

Au sein des partis de gauche qui sont dans Bby, comme la Ligue démocratique (Ld) et le Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le soutien n’est pas encore évident malgré les apparences. Ces formations politiques, très stratèges, peuvent prendre d’autres options que celui d’aller au premier tour avec le régime. Le Mouvement politique-LuyJotjotna du Dr Cheikh Tidiane Gadio a déjà pris une certaine distance avec cette coalition même s’il se réclame toujours de celle-ci.

Quant à Cheikh Bamba Dièye et Idrissa Seck, il y a longtemps qu’ils ont rejoint  l’opposition et de quelle manière.

C’est dire que la sortie de Macky semble s’adresser aux socialistes et obéit à un réalisme politique que dicte les évènements. L’Alliance pour la République (Apr) ne saurait trop compter sur Bby. C’est pourquoi son chef de file est sur le chantier d’une autre coalition qui regroupera l’Apr, l’Afp, la coalition Macky 2012 et bien d’autres partis politiques comme l’Urd de Djibo Leity Kâ et des mouvements de la Société civile qui naissent chaque jour comme des champignons. Les patrons de nouvelles formations politiques comme Aliou Sow, Souleymane Ndéné Ndiaye n’ont pas encore déterminé leur camp même s’ils laissent penser qu’ils sont de l’opposition.

C’est pourquoi, la mise en place de cette nouvelle coalition n’est que logique. Bby était une alliance au second tour pour vaincre le tout-puissant Abdoulaye Wade d’alors notamment dans son projet jugé « inconstitutionnel » de troisième mandat. La logique de gestion commune du pouvoir par un système de quotas a été théorisée et mise en œuvre par la suite. Mais rien ne laissait présager la survie de la coalition au-delà de 2012 étant entendu que rien n’a été fait pour la formaliser et la rendre fonctionnelle comme entité. Bby a survécu d’une façon informelle et apparait beaucoup plus comme un organe consultatif de leaders de partis dont les relations pour certains, se sont largementconsolidées. Tout le contraire des militants des partis qui se snobent. Au sein de l’Apr par exemple l’élection de Niass à la tête de l’Assemblée nationale avec la complicité de Macky a fait grincer des dents. Les transhumants ne sont pas forcément les bienvenues.  Les locales de 2014 ont surtout mis à nu les limites de la coalition. D’anciens maires de partis alliés comme Alioune Ndoye de Dakar-Plateau, Dr Cheikh Seck de Ndindi, Aissata Tall Sall à Podor, entre autres, pour ne citer que les Socialistes, ont été très sévèrement combattus par l’Apr. Il y a même eu par moments des procès pour venir à bout de l’appétit des militants de l’Apr qui sont dans une logique d’accaparement du pouvoir. D’autant plus que nombre des partisans du président Sall, des « apéristes » sont frustrés par le fait de n’avoir pas encore été récompensés par leur implication dans la gestion du pouvoir. Ils voient d’un mauvais œil la responsabilisation du membre d’un autre parti politique fut-il un allié.

Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut cracher sur Bby. La maintenance d’un gentleman agreement est importante surtout pour un éventuel second tour. Macky pourrait alors avoir besoin du même consensus qu’en 2012. Le nombre trop important de partis politiques laisse penser qu’il y aura beaucoup de candidats à la présidentielle sans compter ceux de la Société civile. Du coup, ils seront nombreux les partis à vouloir jauger leur poids politique avant de chercher des alliances. C’est pourquoi le premier tour sera très ouvert ce qui donne au second un enjeu important en termes de capacité à s’allier avec les uns et avec les autres.

Cependant, ce qui cloche, c’est sur la forme, c’est-à-dire dans le mode de communication de Macky à Mbodiène. Un leader gagnerait toujours à montrer qu’il contrôle la situation même si celle-ci peut lui échapper par moment. Se faisant, les tons d’exaspération révèlent des faiblesses préjudiciables à l’image qu’il veut laisser apparaitre. Surtout dans un contexte d’université d’été d’un parti où le niveau d’expression doit être réfléchi, posé… en somme, académique.

Abdoulaye Diop

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