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Dividende démographique : Les acteurs misent sur la Sraj

La commune de Gueule-Tapée, Fass, Colobane, a tenu, avec l’appui du Fonds mondial pour la population (UNFPA), les 72 heures du projet d’opérationnalisation du dividende démographique dans la dite commune par une leçon inaugurale des jeunes filles leaders axée sur la santé de la reproduction et le dividende démographique. L’objectif est de renforcer la sensibilisation et le dialogue politique pour l’accès des adolescentes et des jeunes filles à des informations justes et de qualité.

 Le fonds mondial pour la population (UNFPA) à travers les 72 heures du projet d’opérationnalisation du dividende démographique dans la commune de Gueule-Tapée, Fass, Colobane compte sensibiliser les jeunes. Selon la représentante résidente de l’Unfpa au Sénégal, Cécile Compaoré Zoungrana, l’effectif des adolescentes et des jeunes filles de 15-24 ans s’élève à près de 2, 3 millions soit 15, 7 % de la population dans notre pays. « De nombreux efforts ont été déployés par le gouvernement pour lutter contre les mariages d’enfants, les grossesses précoces et la mortalité maternelle. Des progrès significatifs ont été enregistrés dans l’autonomisation des femmes et des filles. Mais malgré les progrès accomplis, les femmes et les filles continuent de rencontrer de nombreuses difficultés », dit-elle. A l’en croire, leurs droits ne sont pas entièrement respectés, leur autonomie souvent restreinte et leur bien-être n’est pas toujours assuré.

« L’objectif  de cette leçon inaugurale est de renforcer la sensibilisation et le dialogue politique pour l’accès des adolescentes et des jeunes filles à des informations justes et de qualité pour des prises de décision responsables en matière de santé reproductive et d’accomplir leur plein potentiel », soutient Cécile Compaoré Zoungrana. Elle souligne que

des études ont montré que si, toutes les femmes et les filles du monde apprenaient à lire, écrire, avaient le droit de faire des études, la possibilité de faire leurs propres choix sur leur santé, d’exercer un métier, si toutes les femmes et les filles du monde connaissaient leurs droits, le développement social, économique et politique de leur pays serait accéléré.

 

Pour Safiétou Diop, membre du Conseil économique social et environnement (Cese), conseillère spéciale d’Aminata Touré, le Sénégal est en train de traverser des moments très difficiles sur les violences faites aux femmes  et les jeunes restent les plus grandes victimes. « Ce n’est pas pour rien que le président de la République a convoqué un conseil interministériel uniquement sur les violences faites aux femmes pour en arriver à la criminalisation du viol et le changement des textes pour lutter davantage contre les violences dont les femmes et les jeunes filles subissent dans notre pays », fait-elle savoir. Ce membre du CESE est d’avis qu’il y a des points à améliorer pour la capture du dividende démographique et le développement durable. « Le faible taux de scolarisation au niveau secondaire et supérieur et la transition médiocre entre les différents enseignements sont une triste réalité dans ce pays en matière d’éducation. Les femmes et les filles sont touchées par un taux de mortalité très élevé sans compter les pratiques néfastes comme les mutilations génitales, les mariages précoces et les grossesses non désirées », regrette-t-elle.

 

 NGOYA NDIAYE

 

 

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