19 avril, 2014
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Djenéba Seck chanteuse sénégalao malienne : «  Mon nouvel album va plaire à tous »

Djenéba Seck chanteuse sénégalao malienne : « Mon nouvel album va plaire à tous »

Dans le cadre de la sortie de son nouvel album prévu pour bientôt, Djeneba Seck, l’une des plus belle voix de la sous région, raconte tout. La sénégalo malienne qui commence vraiment à faire du chemin international, parle de sa carrière artistique ainsi que de son nouvel album.

Comment êtes-vous arrivée dans le monde artistique ?

Djènèba Seck : Quant j’étais élève, nous organisions des théâtres inter-quartiers et intercommunaux. Puis je participais aussi à la biennale artistique et culturelle. C’est à travers ces différents mouvements que je me suis édifiée une carrière artistique. Mon époux Sékou Kouyaté, m’a beaucoup encouragé et secondé dans mes activités. A l’époque, il faisait ma Guitare, il était mon arrangeur. C’est lui qui m’a montré le chemin que doit suivre une débutante vers le succès et la célébrité. Donc je peux dire sans me tromper que c’est lui qui m’a fait de cette artiste célèbre aujourd’hui que je suis. Après les théâtres et les biennales artistiques et culturelles, Sékou Kouyaté lui-même a créé son propre groupe, composé de trois personnes : Ama Sissoko, actuellement à Abidjan, Mariam Doumbia commerçante aujourd’hui et moi- même, Il faut aussi souligner que j’ai eu des relations avec d’autres artistes comme Abdoulaye Traoré dit Warène. Lui aussi m’a aidée à faire mon premier album. J’ai fais ma première scène en 1984 lors d’une biennale artistique et culturelle qui à été pour moi une réussite totale.

Combien d’albums avez-vous produits de 1984 à nos jours ?

Djènèba Seck : Comme je vous l’avais souligné, en 1984 je faisais des théâtres, et je participais à des biennales. En ce moment, je ne savais pas que j’allais être une artiste célèbre. Mais par la grâce du tout puissant Allah, et sans oublier les aides de mon époux Sékou Kouyaté, j’ai pu faire quatre albums et le 5è sera bientôt sur le marché parce que j’ai fait presque tout ce qu’il fallait et je crois qu’il va vraiment plaire aux Malienset aux sénégalais. En plus de ceux-ci, j’ai fait aussi des morceaux sur la CAN Tunisie 1994 et la CAN 2002 au Mali. J’ai réussi à faire mon premier album en 1992 après les événements du 26 mars 1991.

Avez-vous rencontré des difficultés du début de votre carrière à ce jour ?

Djènèba Seck : Toutes les activités sont piégées au commencement, mais Dieu merci, je gagne ma vie dans ça, et je continuerai de me battre jusqu’au bout pour cette passion qui m’attache à ce métier. Le gros problème, c’est la piraterie aujourd’hui, elle est partout, mais je peux dire que le cas du Mali dépasse les limites, raison pour laquelle les producteurs ne viennent plus au secours des artistes. Aujourd’hui 2 /10 artistes sont accompagnés par les producteurs, tout le reste se débrouille à leurs frais. En plus, les clés USB aussi tuent les artistes, car, là-dessus on peut enregistrer plus de 200 morceaux de musique. Donc nos K7 n’auront plus d’utilité. De nos jours, Il est parfois très difficile d’assurer le quotidien avec les recettes des K7 originales au Mali.

Quels sont vos projets pour la musique Mme Kouyaté ?

Djènèba Seck : Mes ambitions, c’est d’avoir des contrats qui peuvent m’apporter bien de choses dans ma vie. Aujourd’hui, j’ai un projet très riche pour mon pays, le Mali, mais il me manque des moyens nécessaires pour les réaliser.

Le public dit que vous donnez des conseils dans votre message, pouvez-vous nous en détailler ?

Djènèba Seck : Bon, pour moi, la musique est une question de choix, j’ai choisi de faire mes albums dans ce genre, et je ne crois pas maintenant qu’il faut changer cette méthode de travail. Surtout quant on sait que les gens m’apprécient partout dans le monde entier. Mais cela ne veut pas dire que les autres artistes sont tombés sur un genre mauvais. Je confirme toujours que, je continuerai sur ce chemin par ce que j’ai l’amour de mon métier, mon genre et mon pays.

Quel appel avez-vous à lancer à vos fans ?

Djeneba Seck : tout d’abord, je remercie le journal « Le Potentiel », pour m’avoir permis de m’adresser à mes fans. A eux, je les demande de me soutenir d’avantage afin que je puisse continuer à leur faire plaisir.

Entretien réalisé par Ibrahima Traoré