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Djibo, un « KA » eternel – Par Mohamed KA

Les hommages rendus à feu Djibo Leyti Ka ne font pas de lui un saint, ils sont la somme de ses œuvres humaines, sociales et politiques

Non ! Momar. Vous avez été mal inspiré…
Les hommages rendus à feu Djibo Leyti Ka ne font pas de lui un saint comme vous le soulignez dans votre récit pamphlétaire.

Ils sont la somme de ses œuvres humaines, sociales et politiques. Ces actes désintéressés que chacun de nous a eu à poser, au moins, une fois dans dans sa vie. J’ose croire que notre cher Sénégal n’est point ce monde à l’état de nature tant décrié par Rousseau. Je puis dire que ce commun vouloir de vie commune, tant chanté par le Président-poète, soutenu par une fraternité et une solidarité légendaires, est encore une réalité dans notre pays.

Les hommages rendus à feu Djibo sont :
Le rappel ému d’un étudiant qu’il a soutenu dans l’épreuve, en le conseillant de penser à servir la Nation, envers laquelle, il était devenu redevable.

Ce sont les souvenirs attristés d’une célèbre cantatrice, pour qui, il ouvrait grandement les portes de sa maison à Touba, à l’occasion du Magal. Combien d’entre nous pouvions penser que Djibo disposait d’une maison à Touba ? N’est-ce pas là le signe d’un rassembleur, dans un pays fortement confrérique comme le Sénégal ?

C’est la remontrance du politicien qui rappelle à ses pairs que l’on peut servir la nation sans s’en servir. “ Djibo a servi pendant longtemps dans la haute administration, et il n’est pas milliardaire », a témoigné un politicien bien avisé.

Ce sont Les sanglots de ces milliers d’hommes et de femmes des campagnes et des milieux urbains que le défunt soulageait dans la plus grande discrétion. Un ancien ministre, voisin de Djibo à Dakar, a décrit le défilé interminable de parents, d’amis, et de nécessiteux qui paradent quotidiennement les marches de la maison de feu Djibo Ka.

C’est la reconnaissance unanime des compétences intellectuelles, du savoir-faire et de la grande maitrise des dossiers de l’Etat, d’un petit berger qui fit toutes ses humanités dans son pays.

Momar, votre plume aurait été plus experte si elle s’était penchée sur le legs positif de feu Djibo, en exhortant la classe politique et la future génération à se l’approprier pour le bien de la Nation.

Comme tout humain, Djibo avait ses défauts ; pardonnons-le pour ce grand travail qu’il a abattu au service de la République, sa volonté infaillible d’unir le Sénégal par le dialogue, et sa perspicacité que la mort subtile nous a subtilisée dans la quête de lendemains meilleurs pour le Sénégal.

Seigneur, pardonnez à Djibo ses péchés et répandez votre mansuétude sur notre cher Sénégal !
Repose en paix, père Djibo!

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