Double meurtre à la cité millionnaire comment les frères Ba ont déclenché la furie meurtrière de leur bourreau

Le présumé assassin des deux frères Naguiro et Abdourahmane BA, tués par des coups de couteau dans la nuit du dimanche dernier, a été déféré hier devant le procureur de la république pour meurtre. De l’enquête de Police, il ressort que les victimes ont agressé leur bourreau à la sortie d’un bar, lui ont pris ses deux téléphones et 27.000 fcfa. il les a suivis jusqu’à leur maison et leur a planté l’arme blanche dans les régions des coeurs.

Le réveil a été brutal pour les riverains de la cité Millionnaire sise à Grand-Yoff qui ont appris l’effroyable nouvelle des deux frères Naguiro et Abdourahmane Bâ (nés en 1984 et 1986) qui ont été poignardés chez eux, dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 septembre. Si le présumé meurtrier est présenté comme un sanguinaire, les victimes n’étaient pas des saints. Ils ont plusieurs fois été arrêtés pour détention et usage de chanvre indien, ivresse publique manifeste, menaces à ascendant. Le suspect a été déféré hier devant le procureur pour meurtre.

Boubacar Sakho, né en 1980, frigoriste, a raconté aux hommes du commissaire Boubacar Wade, nouvellement affecté au poste de Police de Grand-Yoff qui avaient en charge l’enquête, que la nuit des faits, il est sorti du bar Kamboubra Night éméché, en compagnie d’un ami. Sortis du noir, les deux frères Bâ et un autre se sont attaqués à lui. Un lui a donné un coup de poings, un autre a tenté de l’étrangler par derrière.

Réussissant à le maîtriser, ils ont pris ses deux téléphones portables (Alcatel One Touch et Lg), son passeport, sa carte nationale d’identité et 27 000 Fcfa. Décidé à reprendre ses biens, il a pourchassé les deux frères, de teint clair, qui sont entrés chez eux en courant. L’immeuble est un imposant bâtiment R+4 qui comprend plusieurs appartements. A l’intérieur, les Bâ brandissent un couteau et l’un le blesse au coude gauche, selon Sakho. Les antagonistes se balancent les chaises et les bancs qui étaient dans la cour. Le frigoriste parvient à récupérer l’arme et donne des coups à l’aveuglette.

L’un des frères rend l’âme à l’entrée du salon sis au rez-dechaussée, sous les pieds de sa maman. L’autre dans la chambre de sa soeur, à quelques mètres de son cadet, mort entre le lit et la coiffeuse. Les habitants de la maison et les riverains alertés, ont accouru. N’eut été l’intervention prompte de la police, Boubacar Sakho allait sortir du quartier les pieds devant.

Selon les conclusions du certificat de genre de mort, Abdourahmane Bâ portait trois blessures dont l’une à la joue gauche et deux au flanc gauche. Il est décédé d’une hémorragie interne et externe de grande abondance provoquée par une plaie thoracique pénétrante faite par une arme pointue tranchante ayant perforé le coeur, la base de l’altère pulmonaire et la  base de l’aorte. L’homme de l’art a aussi relevé la présence de deux autres plaies thoraciques gauche lattérodorsales par arme blanche ne traversant pas la paroi thoracique. En ce qui concerne le cadet Naguiro Bâ, il s’agit aussi d’une hémorragie interne et externe de grande abondance provoquée par une plaie thoracique pénétrante par une arme blanche pointue et tranchante ayant perforé l’aorte.

BOUBACAR SAKHO A REVEILLE LA MAMAN DES VICTIMES POUR L’AVERTIR 

Dans sa déposition, la pauvre maman des victimes, Aby Sall, a soutenu que Boubacar Sakho a frappé avec insistance à la porte de sa chambre pour la réveiller vers 1 heure du matin. Sans ouvrir la porte, elle a entendu le frigoriste dire que son fils Mara, sobriquet de Naguiro, lui a pris son téléphone et de l’argent. Il avertit qu’il est prêt à les récupérer à tout prix. Souffrante depuis quelques jours, Mme Bâ se garde toujours d’ouvrir. Elle conseille au jeune homme de déposer une plainte à la police au lieu de se faire justice luimême. Sage conseil que l’adepte de Bacchus ne suivra pas. Une heure plus tard, Aby Sall, qui s’était recouchée, entend des cris et des insultes provenant de la cour. C’est alors qu’elle voit Naguiro Bâ défoncer la porte en criant «Yaye déna » avant de s’écrouler sous ses pieds, rendant son dernier souffle.

DEUX COUTEAUX EN MAIN, IL A POURSUIVI NAGUIROU JUSQU’A LA CHAMBRE DE SA MERE

Toujours à en croire la dame, Boubacar Sakho a pourchassé Naguiro jusqu’à sa chambre, deux couteaux, maculés de sang dans ses mains. Comme s’il était possédé par le démon, il criait, avant de quitter les lieux, les laissant dans l’effroi, que personne ne peut rien faire contre lui et qu’il ne va purger que six mois de prison. Quelques minutes après, son monde s’est écroulé lorsque l’une de ses filles l’a informée qu’Abdourahmane Bâ a, lui aussi,été tué. Il gisait inerte, dans une mare de sang, à côté. Naguiro Bâ était son septième enfant. Abdourahmane, célibataire, laisse derrière lui un garçon de neuf ans et une fille de 3 ans. Aux limiers à qui elle a avoué que ses enfants ont été plusieurs fois arrêtés, elle a raconté : « je suis restée figée sur place somme si le ciel me tombait sur la tête». Triste !

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