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DR MACOUMBA DIOUF, DG DE L’AGENCE DE L’HORTICULTURE « C’est le sous-secteur le plus performant, mais le moins assisté par l’État »

 Le  Docteur Macoumba Diouf, actuel Directeur National de l’Horticulture nous a accordé un entretien exclusif dans lequel, il est revenu sur l’importance  de l’État à mettre plus de moyens pour booster le sous-secteur de l’horticulture. Rien qu’en  2015, les productions sont passées de 9.500 tonnes en 2012  à 1. 133 430 tonnes en 2015. Une masse salariale de près de 12 milliards F Cfa autour de 30 mille emplois créés, tous les ans.

 Vous êtes le patron de l’horticulture au Sénégal. Est-ce que ce secteur émerge dans notre pays ?

Le Président a montré la voie à suivre avec le Programme  Sénégal-émergent (Pse) en faisant  de l’agriculture le moteur agricole et économique de notre pays et l’horticulture occupe une place de choix. C’est dire que les autorités de notre pays ont une vision claire dans le secteur agricole et le sous-secteur horticole.  Dans le Pracas, 4 secteurs sont ciblés : le riz, l’arachide, l’oignon et les fruits et légumes de contre-saison. Alors, sur ces filières, 2 sont du sous-secteur à l’horticulture. Donc, ceci montre que la valeur ajoutée horticole est bien perçue par les autorités parce qu’elle va servir à régler le problème de l’emploi des jeunes et des femmes.

Est-ce que  c’est un secteur rentable ?

Les productions sont passées de 9.500 tonnes en 2012  à 1. 133 430 tonnes en 2015. Une masse salariale de près de 12 milliards F Cfa autour de 30 mille emplois créés, tous les ans. C’est le sous-secteur le plus performant, mais le moins assisté par l’État. Il faut qu’on occupe davantage les producteurs sénégalais pour que l’agriculture devienne un métier en passant par la promotion de l’horticulture. À propos de la sécurité alimentaire, nous ajoutons maintenant « nutritionnaire »  parce qu’il ne suffit pas seulement de manger mais il faut manger équilibré donc, de qualité. La promotion de la production des fruits et légumes permet la qualité de l’alimentation et de faire aussi des économies. On sait ce que représente la facture sanitaire de notre pays. Beaucoup de maladies sont causées par notre alimentation.

Donc c’est un secteur à appuyer fortement ?

La photographie est reluisante mais les exportations sont marginales par rapport au potentiel. Donc, en appuyant d’avantage les exploitants horticoles, on exploiterait ce potentiel et on va créer plus d’emplois, améliorer le système sanitaire et mettre fin à l’insécurité alimentaire, etc. Bref, on contribuerait davantage à créer l’émergence dont le levier est le sous-secteur horticole. Donc, j’invite l’État, les partenaires et les privés à investir dans l’horticulture. Au Sénégal, notre défi c’est l’étalement du cadre de travail du producteur sénégalais. On ne peut pas faire que l’agriculture pluviale pendant 4 mois et après ça pendant 12 mois. Il faut qu’on occupe davantage les producteurs sénégalais pour que l’agriculture devienne un métier en passant par la promotion de l’horticulture.

Propos recueillis par Ibrahima Khalil DIEME

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