SOCIETE

DR SADIA FATY SUR LE BLOCUS À LA FRONTIÈRE SÉNÉGALO-GAMBIENNE « Il faut mesurer les conséquences à deux niveaux »

  • Date: 3 mai 2016

 

Natif de la région du Sud (Bounkiling) et par ailleurs membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Dr Sadia Faty s’est prononcé sur les conséquences du blocus à la frontière sénégalo-gambienne. Le responsable apériste estime qu’il faut mesurer les conséquences à deux niveaux. Il s’est également prononcé sur le dernier référendum, entres autres sujets. 

La fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Gambie a nécessairement des conséquences sur les deux pays. Natif de la Commune de Bounkiling, Dr Sadia Faty déclare : « Les conséquences, il faut les mesurer à deux niveaux ». Et de renchérir : « D’abord, au niveau local, à Farafégnie, le commerce est au ralenti, le bac gambien ne fait pas de rentrer d’argent qu’il devait normalement faire et, aujourd’hui, ils le ressentent et nous le savons. On nous rapporte, tous les jours, qu’il y a des conséquences au niveau de leur pays (Ndlr : la Gambie). La question de la croissance se pose à leur niveau et cela c’est la conséquence du blocus. Nous, au niveau de la Casamance et du côté Nord, c’est-à-dire à Kaolack et à Sédhiou, au niveau de ces deux frontières qui sont directement concernées, le commerce est florissant ». À l’en croire, on retrouve les gares routières qui sont dans l’ambiance dans cette partie du pays parce que les personnes qui se transportent d’un côté comme de l’autre font le trajet par étape et dès qu’ils arrivent au niveau de la gare routière, ils trouvent un véhicule qui les acheminent soit à Dakar, soit à Kaolack. De l’autre côté, à Sédhiou ou à Ziguinchor. Selon lui, les bus qui font le contournement aussi se frottent les mains et le petit commerce a également servi dans certaines zones notamment à Vélingara. « Et ce sont des Sénégalais qui animent ce commerce et ils y trouvent leur compte. Cependant, ce qui est difficile pour les voyageurs, c’est de se retrouver en train de faire le double du trajet », ajoute-t-il.

Toutefois, précise Dr Sadia Faty, les deux peuples sont des frères. « Le Président gambien doit faire un peu d’effort pour donner beaucoup plus de crédit et de respect à ses interlocuteurs que sont les Présidents sénégalais. On ne peut pas se permettre d’insulter comme on veut les dirigeants d’un pays comme le Sénégal. Ce que nous demandons, à notre État, c’est de permettre à nos populations d’aller facilement d’un côté comme de l’autre en contournant la Gambie », soutient-il.

Référendum : « Il nous faut impérativement revoir certaines choses… »

Se prononçant sur un autre registre, il déclare : « Avec ce référendum, le président de la République a compris qu’un pays ne peut pas se faire si on ne met pas les gardes fous qui s’imposent surtout en ce qui concerne la Constitution. Les Sénégalais sont tous d’accord, qu’aujourd’hui, pour aller de l’avant, il nous faut impérativement revoir certaines choses et permettre à ce pays là de décoller surtout dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) ». Selon toujours le Dr Sadia Faty, cela a été difficile pour eux d’engager le débat dans le monde rural où les gens ne sont pas au même niveau d’information. « Toutefois, nous sommes parvenus à expliquer de manière plus claire ce que c’est le référendum. Que ce n’est pas une élection mais un moment pour les Sénégalais de se prononcer sur des questions qui semblent être posées par le président de la République et par tous ceux qui ont travaillé dans le cadre de la Commission nationale de la réforme des institutions (Cnri) », soutient Dr Sadia Faty.

Abordant le sujet relatif au Conseil économique, social et environnemental (Cese) dont il est membre, Dr Sadia Faty a salué la vision très claire de la Présidente de ladite institution, Mme Aminata Tall. À l’en croire, cette dernière est en train de bien piloter les travaux pour répondre aux préoccupations des Sénégalais et du chef de l’État.

Cheikh Moussa SARR

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