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DRAME A DIAMEGEUNE SICAP MBAO- Une dalle d’un bâtiment s’effondre sur une famille faisant 12 blessés graves

Revoilà la série d’effondrement qui reprend son cours. A Diamaguene Sicap Mbao, la  dalle d’un bâtiment  a cédé sur une famille, faisant douze blessés graves dont une femme enceinte, des enfants de moins de deux ans et des bébés de moins de six mois. Un vent assez violent, accompagné d’une forte pluie, serait à l’origine de cet accident.

C’est la désolation et la consternation à Diamaguene Sicap Mbao, au quartier Adama Ndiaye, où une dalle d’un bâtiment s’est affaissée sur toute une famille, occasionnant 12 blessés. Parmi les victimes on peut noter une femme enceinte, des enfants de moins de deux ans et des bébés de moins de six mois. Les blessés ont tous été évacués d’urgence à l’hôpital de Pikine, sis à Thiaroye, où ils ont reçu des soins intenses. Selon les témoins, c’est au milieu de la nuit que les faits ont eu lieu. Les blessés, tous de la même famille, ont été surpris en plein sommeil par l’effondrement du bâtiment dans lequel ils habitent depuis des années. Ce sont d’abord  les voisins et d’autres bonnes volontés qui ont usé de leurs forces pour secourir les victimes avant l’arrivée des sapeurs pompiers. Les autorités qui ont effectué un déplacement pour faire le constat, ont ouvert une enquête pour déterminer les vraies causes de cette affaire. Ce n’est pas la première fois qu’un fait du genre se produit dans la banlieue car il y a moins deux semaines, un autre effondrement de dalle avait fait un mort et un blessé à Pikine. Suffisant pour que les populations alertent les autorités par rapport à leurs conditions de vie. « Ce sont des mesures strictes qui doivent être prises pour interdire aux gens d’habiter dans des maisons qui datent de plus de 20 ans. Il y a risque pour ceux qui font la sourde oreille et qui habitent dans des bâtiments qui menacent ruine », alerte l’imam du quartier. Selon un voisin des victimes de Diameguene Sicap Mbao, « la responsabilité est partagée. Les pères de famille ont le devoir de vérifier les abris où ils veulent loger leurs progénitures, même s’ils n’ont pas beaucoup de moyens. La vie d’une personne n’a pas de prix ». Interrogée par Rewmi, une dame pointe du doigt les maçons. « Le système de construction n’est bon. C’est ce qui fait que les bâtiments n’ont plus de garantie. Les constructeurs ne sont pas très qualifiés », dit-elle. D’après Abib, un maçon qui habite le même quartier, « on ne peut rien contre la volonté de Dieu. Mes pairs n’ont aucune responsabilité par rapport aux bâtiments qui s’effondrent ». Aux dernières nouvelles, certains parmi les blessés moins graves, qui avaient été évacués, ont pu être libérés, après avoir reçu des soins adéquats. Quoi qu’il en soit, cet effondrement de bâtiment sur toute une famille, doit servir encore de leçon aux populations qui continuent d’habiter dans des zones à risque et dans des maisons vétustes, surtout en banlieue.

Sada Mbodj

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