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DRAME À MADAR- 2 morts et plus de 10 blessés depuis l’installation de l’usine

Le torchon brûle entre les travailleurs de l’usine « Madar » et leurs employeurs. Une partie du personnel  est sortie de son mutisme pour dénoncer la situation désolante à laquelle elle est confrontée à « Madar »,  qui a enregistré 2 morts et plus 10 blessés, depuis son implantation au Sénégal.

 Ils sont plus d’une vingtaine d’employés de l’usine de fabrication de détergent à manifester leur courroux. « L’État du Sénégal doit veiller sur les conditions de travail de ses fils qui sont souvent exploités, maltraités, puis négligés par leurs employeurs étrangers, installés dans notre pays, en l’occurrence l’usine « Madar » où les travailleurs sont considérés comme des esclaves », clame Mr Guèye, selon qui l’entreprise ne compte pas moins de deux salariés, payés mensuellement. Et d’ajouter : « Il n’existe que des journaliers supplémentaires dans cette entreprise qui enregistre un chiffre d’affaires impressionnant parmi les usines installées au Sénégal ». Les victimes des mauvaises conditions de travail pointent un doigt accusateur sur la responsable des Ressources humaines (Rh) qui selon eux est à l’origine de leurs soucis. Notre interlocuteur de déballer : « Deux personnes ont perdu la vie dans cette usine. Le personnel qui respire de l’ammoniac n’a ni de protection, ni de masque original et est mal pris en charge. Certains ont perdu leurs bras. D’autres ont des doigts amputés par des machines de fabrication de détergent ».

Alioune fait partie de ceux qui ont perdu leurs bras dans l’usine. Il est, aujourd’hui, laissé à lui-même depuis qu’il a été amputé. « Ceux qui s’occupent de la poudre s’évanouissent en plein travail. Ce sont les employés qui déboursent de leur propre argent pour se soigner. Les travailleurs ont fait plus de 5 à 10 ans dans l’usine qui refuse de les embaucher ou de leur signer des contrats. Les délégués des personnels sont victimes d’acharnement de la part de la responsable des Ressources humaines (Rh). Cette dernière refuse de décrocher son téléphone quand on l’appelle », peste Alioune.

Interpellée sur les accusations portées sur sa personne, la responsable des Ressources humaines (Rh) verse de chaudes larmes et nie en bloc. Pour preuve, elle brandie des documents pour se disculper. Selon elle, « « Madar » a toujours honoré ses engagements vis-à-vis de ses employés et respecte les chartes recommandées par l’État depuis l’implantation de cette usine dans le pays. L’entreprise a pris toutes les dispositions nécessaires pour employer et recruter les personnes, en les traitants dans de bonnes conditions selon les recommandations et les règles du Code du travail ».

Il faut signaler que le personnel de cette entreprise est divisé face à cette crise que traverse la boite. Si certains se disent satisfaits de leurs conditions de travail, d’autres par contre déclarent toujours avoir été victimes de l’exploitation illégale. Joint au téléphone, par Rewmi, à plusieurs reprises, le propriétaire de l’usine, n’a pas décroché son appareil cellulaire. Dans tous les cas, les victimes qui ont promis de se battre jusqu’à leur régularisation interpellent directement le président de la République, Macky Sall. Ce bras de fer qui oppose une partie des employés à  la tutelle sape le travail de cette entreprise qui se positionne de plus en plus comme leader incontestable dans la fabrication de détergent dans notre pays. Une affaire à suivre…

Sada Mbodj

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