Confidences

DROIT A LA SANTE : LIBERTES ET DROITS

  • Date: 30 septembre 2016

La définition de la santé peut varier d’un individu à un autre. Chaque individu peut avoir sa propre définition de la santé qui pourrait résulter de sa culture, de sa représentation de la maladie et de son niveau d’éducation.
Dans le cadre de ce texte, entendons par santé, la définition que l’Organisation mondiale de la Santé a donné au concept pour mieux nous comprendre, c’est-à-dire « Un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »
Bref ! Vu sous cet angle, la santé est le «droit de jouir du meilleur état de santé possible» qui exige cependant que soient réunis un ensemble de critères sociaux favorables à l’état de santé de tous, notamment la disponibilité de services de santé, des conditions de travail sans risque, des logements appropriés et des aliments nutritifs.»
Le concept de la « santé » est très souvent employé dans les débats politiques par un certain nombre d’hommes politiques opposants au régime en place, qui ne connaissaient au fond que la partie visible de l’iceberg de notre système de santé. Sans chercher en savoir plus que les généralités connues de tous et toutes, ils fustigent à tort le système en ignorant volontairement ou involontairement les ruptures décisives visibles opérées depuis 2012 en matière de politiques de santé publique et de prise en charge des préoccupations des populations par rapport à l’accès aux services et aux soins de santé (multiples réformes, textes législatifs, recrutement de 1000 agents de santé dont 500 sages-femmes, nouvelles mesures de gratuité, ouverture des hôpitaux de Matam, de Ziguinchor, de Fatick et de DALAL JAMM, de nouveaux centres de santé et de postes de santé construits sans compter les 150 ambulances distribuées entre 2012 – 2015).
Malgré les moyens insuffisants alloués à la santé, les autorités politiques sont conscientes de l’enjeu majeur que constitue la santé dans le développement d’un pays. Car sans la santé, il n’y a point de développement. C’est pourquoi la santé a été érigée en valeur constitutionnelle par la constitution de 2001. L’article 17 alinéa 2 et 3 (de la constitution de 2001) stipule, alinéa 2 : « L’Etat et les collectivités publiques ont le devoir de veiller à la santé physique et morale de la famille et, en particulier des personnes handicapées et des personnes âgées » (Réponses apportées par l’Etat : la carté d’égalité des chances et le plan sésame Alinéa 3 : « L’Etat garantit aux familles en général et à celles vivant en milieu rural en particulier, l’accès aux services de santé et au bien-être. Il garantit également aux femmes en général et à celles vivant en milieu rural en particulier, le droit à l’allègement de leurs conditions de vie » (appui financier aux initiatives économiques des femmes, forages et électrification rurale, etc.)
Nous avons tous droit à la santé. Et si nous avons tous droit à la santé, cela suppose à la fois des libertés dont nous jouissons en tant que l’individu et des droits que l’Etat nous garantit.
1. Pour les libertés

Elles comprennent le droit de l’être humain de contrôler sa propre santé et son propre corps (par exemple les droits sexuels et génésiques), ainsi que le droit à l’intégrité (par exemple le droit de ne pas être soumis à la torture et de ne pas être soumis sans son consentement à un traitement ou une expérience médicale).

Nous sommes des êtres humains libres. A ce titre, en tant que êtres humains libres, nous sommes responsables de notre santé.

Lorsque nous négligeons notre bouche et que nous présentons une carie dentaire ou une maladie de la bouche qui en découle, qui en est responsable ? Lorsque nous consommons beaucoup de sucre et que nous avons le diabète qui en résulte, qui en est responsable ? Lorsque nous fumons de la cigarette et que nous contractons un cancer de la gorge en conséquence, qui en est responsable ?

Cette liberté de l’individu de contrôler sa propre santé et son propre corps n’est pas souvent évoquée dans les analyses du système de santé par les hommes politiques opposants au régime en place. Ce qui relève du parti pris purement politique qui échappe à l’analyse scientifique nécessaire profitable. La responsabilité de l’individu dans la protection et le contrôle de sa propre santé doit être au centre de l’analyse des questions de santé de nos hommes politiques et non à la périphérie. Car l’Etat peut faire c’est légiférer puis garantir les libertés et les droits des citoyens soumis à son autorité et qui s’en réclament.

2. Pour les droits

Ils comprennent le droit d’accès à un système de protection de la santé qui garantisse à chacun, sur un pied d’égalité, la possibilité de jouir du meilleur état de santé possible.

Conformément à sa mission régalienne, le ministère de la Santé a développé des programmes, des projets et mis en place l’Agence nationale de la Couverture Maladie universelle (ANCMU) pour faciliter l’accès aux soins de santé surtout aux groupes vulnérables.

la gratuité des accouchements et césariennes ;
la gratuité des soins des enfants de 0 à 5 ans ;
la gratuité des soins aux personnes âgées (carte Sésame);
l’accès gratuit aux antirétroviraux (ARV) ;
la gratuité des médicaments antituberculeux ;
la subvention abaissant les coûts des traitements : antipaludéens ; diabétiques (insuline), anticancéreux, de l’insuffisance rénale, des cardiopathies ;
la carte d’égalité des chances ;
la réduction à 10.000 des frais de l’hémodialyse ;
le traitement gratuit du paludisme grave chez les enfants et les femmes enceintes et le prix subventionné des moustiquaires imprégnées ;
la subvention pour la prise en charge des indigents et enfin
la subvention de 50% pour le développement des mutuelles de santé.

En présidant le lancement officiel de la Couverture Maladie Universelle, le 20 septembre 2013 à Dakar, M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal, a déclaré que les mutuelles de santé constituent, pour le moment, la stratégie la plus efficace pour faire bénéficier de la Couverture Maladie Universelle aux 80% de citoyens (monde rural et du secteur informel) qui ne bénéficient d’aucune couverture du risque maladie. Cette option est aujourd’hui confirmée par la mise à disposition des ressources nécessaires à l’application des mesures prises qui s’inscrivent dans le cadre du Plan stratégique de la Couverture Maladie Universelle 2013-2017. Pour permettre aux 80% de la population sénégalaise qui ne bénéficie d’aucune couverture de risque maladie, l’Etat du Sénégal a décidé de subventionner les mutuelles de santé à hauteur de 50%. Ainsi, il prend à son compte la moitié de la cotisation annuelle de l’adhérent soit 3500 F, et l’autre moitié soit 3500 F est payée par l’adhérent à la mutuelle lui-même. Ce qui lui confère une couverture de risque maladie qui lui évitera de lourds frais médicaux en cas d’accident ou de maladie brutale.

Dans ce contexte, lorsqu’un citoyen n’a pas une couverture de risque maladie et refuse d’adhérer à une mutuelle de santé, s’il tombe malade et ne trouve pas de moyens pour se soigner, à qui la faute? Lorsque sa femme tombe malade, il ne trouve pas les moyens pour la soigner, à qui la faute ? Lorsque son enfant tombe malade, il ne trouve pas les moyens pour le soigner, à qui la faute ?

Au total, l’Etat du Sénégal, de tout le temps, a mis en place un système de protection et de prise en charge des populations en cas d’accident ou de maladie brutale. C’est son devoir régalien exclusif en tant que Etat de protéger la santé des populations. Le reste est une question de liberté qui interpelle l’individu qui a le droit de contrôler sa propre santé et son corps.

Baba Gallé DIALLO
Email : bbgd70@yahoo;fr

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