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Le drone toulousain prend son envol à l’export

MADE IN FRANCE. Delair Tech est une PME basée à Labège (Haute-Garonne). Leadeur des fabricants d’engins civils à voilure fixe, elle vise désormais les Etats-Unis ou l’Asie avec sa solution complète de mesure aérienne.

Ils surveillent déjà les réseaux ferrés de la SNCF ou les pipelines de Total. Fabriqués à Labège (Haute-Garonne) et en Belgique, les drones civils DT18, DT26X et UX-5 ont aussi un bel horizon devant eux hors de nos frontières.

 

Ces engins à voilure fixe, à ne pas confondre avec leurs cousins à plusieurs hélices, sont des innovations de Delair Tech, devenu en six années d’existence la référence de ce marché naissant. Tous les voyants sont au vert pour un décollage de ces mini-planeurs vers des cieux au potentiel commercial certain. Une levée de fonds de 14 M€ a été concrétisée et deux sociétés, le français Eukréa et le belge Gatewing, ont été absorbées. Avec un chiffre d’affaires triplé en 2016, à 6,7 M€, la PME toulousaine a jeté les bases de la conquête des Etats-Unis et son marché à 1 Md$ d’ici 2023. D’autant plus que les quatre fondateurs et leurs désormais 110 employés ont bien éprouvé leur modèle économique dans l’Hexagone. « C’est un marché en avance grâce à une réglementation plus permissive depuis 2012 qui a favorisé un essor commercial », explique Michael de Lagarde, PDG de Delair Tech. Leur solution tout intégrée ? Non seulement fabriquer et vendre leurs propres drones, 778 en 2016, mais faire aussi du service aux entreprises qui ne veulent pas avoir des pilotes en interne ou encore traiter des données et vendre le résultat final.

 

80 pays déjà conquis

 

Delair Tech se positionne sur quatre segments : les études géospatiales, l’inspection des réseaux de distribution, les mesures agricoles et la surveillance de sites sensibles. Distribués déjà dans 80 pays, ses drones pourraient rapidement déployer leurs ailes outre-Atlantique où le secteur se structure à peine à cause d’une législation longtemps volatile. Le potentiel est immense : 12 000 carrières, 2 000 mines à ciel ouvert et des champs à perte de vue. Un bureau commercial enregistre déjà les commandes à Los Angeles depuis juin dernier. Deux autres ont été ouverts à Singapour et en Australie, des marchés où le savoir-faire français pourrait faire la différence. Autre signe de croissance, la PME recrute encore une vingtaine de personnes et investit jusqu’à 40 % de son chiffre d’affaires dans la R & D confiée à une cinquantaine d’ingénieurs.

  Le Parisien Economie

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