Confidences

Du nécessaire contrôle du financement des partis politiques et de la société civile au Sénégal

  • Date: 11 novembre 2016

Le Sénégal compte plus de 250 partis politiques reconnus sans oublier toutes les demandes en cours d’examen au Ministère de l’Intérieur. D’ailleurs, le Ministre aurait décidé, pour le moment, d’arrêter de donner des autorisations nouvelles de partis politiques.

Toutefois, les mouvements de société civile sont encore plus nombreux. Il existe, au Sénégal toutes sortes d’organisation de la société civile. Ce sont des associations nationales mais aussi étrangères qui officient dans tous les domaines de la vie.

Mais toutes ont un objectif commun : arriver à influencer et à orienter les décisions, les activités et le mode de vie des Sénégalais et des décideurs. Ce sont des groupes de pression.

Par contre, les partis politiques aspirent plutôt à la conquête du pouvoir même si nombre de ces organisations fonctionnent aussi comme des groupes de pression et tentent d’influencer le mode de vie des citoyens.

Parmi les organisations de la société civile, certaines sont d’origine étrangère. Il existe aussi des fondations. Les femmes et les jeunes sont en général les plus visés.

Il faut préciser que ces organisations civiles travaillent souvent en contradiction avec les us et coutumes locales. Par exemple, les organisations de lutte contre l’excision, l’exploitation du travail des enfants, les associations de promotion de la femme, les organisations de droits de l’homme qui protègent les homosexuels, etc. sont en général mal vues par les citoyens qui soupçonnent la main étrangère dans leur démarche.

Ces organisations peuvent être très puissantes parce que solvables c’est à dire capables de financer leurs activités.

Nous sommes d’accord alors qu’il est nécessaire, pour le Sénégal, de mettre en place une loi de contrôle des circuits de financement de ces partis politiques et de ces associations qu’elles soient nationales et étrangères.

Car, il est clair que nombre de pays occidentaux ont la propension d’encourager la naissance d’organisations et de partis politiques qui travaillent à relayer leurs propres idéaux de vie et leurs objectifs. Des partis politiques sénégalais bénéficient de financement et des mouvements civils de même. Les généreux donateurs n’hésitent pas alors à faire exécuter des cahiers de charge en fonction de leurs propres objectifs qui sont en général en contradiction avec la culture sénégalaise et l’intérêt général de nos concitoyens.

Le « printemps arabe » serait né de cette démarche et certains de ces leaders n’hésitent pas à parler de « printemps africain ». Or, le processus de démocratisation des pays africain a été entamé depuis les années 80 et suit son cours. Dans presque tous les pays de l’Afrique noire, des élections libres et transparentes sont organisées. Nous n’avons pas alors besoin de « printemps africain ».

Toutefois, des forces sont tapies dans l’ombre et guettent la moindre occasion de manipulations de forces vivent pour la naissance de partis, leur propension afin de pousser leur leader à conquérir le pouvoir pour mieux le contrôler.

Certains pays africains comme l’Ethiopie, l’Algérie, l’Egypte ont tenté de pourvoir à ce contrôle. Car, les élections, c’est beaucoup d’argent et ceux qui financement orientent les programmes et manipulent les futurs dirigeants. Si en plus, ils contrôlent la Société civile, ils déstabilisent les Etats quand ils le souhaitent.

Or, comme l’Occident est en guerre économique avec la Chine dans le continent, elle utilise beaucoup ce créneau des Ong tout en sachant que les Chinois n’ont pas d‘Ong et ne travaillent pas avec elle.

Il faut alors que le Gouvernement et les forces de sécurité redoublent d’effort pour protéger les couches les plus vulnérables que sont les jeunes et les femmes.

Le débat sur le financement des parts politiques doit être poursuivi pour aboutir à une loi sévère afin de contrôler le flux d’argent venant de l’extérieur.

C’est une exigence démocratique et une question de souveraineté nationale. Si nous laissons nos hommes politiques contrôlés du dehors, nos Etats ne seront jamais indépendants et les débats comme celui qui est en cours sur le pétrole s’imposeront.

Et il en est de même de la Société civile. Les révélations de Lamine Diack sur l’argent distribué à des partis politiques et à des mouvements de société civile « pour faire partir l’ancien Président Abdoulaye Wade » en dit long sur le danger que constitue le fait de laisser toutes ces organisations et mouvements recevoir n’importe comment des financements.

Ami Niang Ndiaye

Consultante

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