Education

ECOLE – Babacar Mboup, inspecteur de l’éducation, sur l’affaire des élèves-maîtres : «C’est une incompétence dans la mise en œuvre de la politique de lutte contre la fraude»

  • Date: 23 décembre 2015

Dans le cadre du panel organisé par le Grand cadre des syndicats d’enseignants coordonné par Mamadou Lamine Dianté, l’affaire de la fraude des élèves-maîtres a occupé pratiquement les débats. L’inspecteur de l’éducation, Babacar Mboup estime que c’est une question qu’il faut laisser de côté à cause de l’intégrité et du professionnalisme des inspecteurs.

La question des 690 élèves-maîtres exclus pour fraude est toujours au cœur des préoccupations du Grand cadre des syndicats d’enseignants. De l’avis de Babacar Mboup, inspecteur de l’éducation, qui intervenait lors d’une rencontre organisée par l’organisation dirigée par Mamadou Lamine Dianté, à cause de l’intégrité et du professionnalisme des inspecteurs «c’est un débat qu’il faut laisser de côté». Et l’inspecteur de l’éducation de souligner «à moins que nous aussi pensons que nous sommes hantés par la fraude dans notre métier».  D’après M. Mboup, «si on dit que nous ne voulons pas que nos enfants soient confiés à ces gens-là, ce n’est pas vrai». L’inspecteur de l’éducation précise que ce concours des élèves-maîtres, qui aurait été entaché de fraude, n’est pas un concours de sortie. «C’est un concours de recrutement. Moi actuellement, je suis formateur au Centre régional de formation du personnel de l’éducation (Crfpe). Je ne pense pas qu’on puisse me donner quelqu’un qui me dise que je n’enseigne pas bien.  S’il n’a pas le niveau, je ne vois pas pour quelle raison je ferai la moitié du travail», a-t-il dit.

Parlant du ministre qui s’est autoproclamé chantre de la lutte contre la fraude, il estime que ce n’est pas sa vocation. «Macky Sall, le Président, candidat élu qui en a fait ses propres priorités, le mérite lui revient. Qu’est-ce qu’on attend de l’Exécutif ? C’est la mise en œuvre. Et qu’est-ce qu’on met entre les mains de l’Exécutif ? Les ressources. Lui, c’est à ce niveau qu’il a fauté. Avec les outils et les compétences qu’on lui a donnés, il n’a pas pu exécuter convenablement dans les règles de l’art la lutte contre la fraude. C’est une incompétence dans la mise en œuvre de cette politique», a-t-il dit. Quid de ceux qui invoquent l’éthique et Dieu concernant cette question ? L’inspecteur de l’éducation soutient qu’on ne voit dans l’organigramme «nulle part un agent qu’on appelle Dieu pour qu’on puisse le mobiliser». Et M. Mboup d’ajouter : «Le Dieu dont ils parlent, eux-mêmes, ils ne Le croient pas, sinon ils commenceraient par balayer devant leur propre porte. C’est un Dieu opium du Peuple, du visage idéologique».

Parlant de la stigmatisation dont sont victimes les enseignants, l’ancien ministre du Plan sous le régime du Président Diouf, El Hadj Ibrahima Sall, soutient que c’est une catastrophe d’entendre des autorités tenir des propos dégradants à l’endroit des enseignants et en public. «Comment voulez-vous qu’on respecte l’école et que les élèves respectent les enseignants, et que nous les parents d’élèves respections l’école ? Ce n’est pas possible, il ne faut pas faire ça, ce n’est pas comme ça. C’est d’autant plus inacceptable que cela sorte de la bouche d’une autorité», a-t-il regretté. Pour lui, «quand un enseignant fait deux cent fautes», il revient à l’autorité «de voir ceux qui passent et ceux qui sont retenus et ajournés». «La question ne devient même pas une question de débat. Tout le monde est libre de faire des fautes, mais c’est le système qui régule qui va voir qui va passer», a-t-il tranché.

Le Quotidien

Comments are closed.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15