ECONOMIE

ECONOMIE NUMERIQUE DU SENEGAL-LES TIC CONTRIBUENT A HAUTEUR DE 7,8 % DU PIB EN 2014

  • Date: 18 mars 2016

En 2014, Les technologies de l’information et de la communication (Tic) ont contribué à hauteur de 7,8 % au Pib du Sénégal et sur la période 2005-2014, ce secteur représente en moyenne 12% des recettes budgétaires de l’Etat. C’est ce qui ressort du rapport mondial de la Banque Mondiale sur les dividendes numériques, présenté hier, jeudi 17 mars à Dakar.

En 2014, le secteur  des Tic a contribué à hauteur de 7,8% au Pib, et sur la période 2005-2014, il a représenté en moyenne 12% des recettes budgétaires de l’État. Ces chiffres sont livrés par Louis Cord, directrice des opérations de la Banque Mondiale au Sénégal qui intervenait hier, jeudi 17 mars lors de la présentation du rapport  mondial de la Banque Mondiale sur les dividendes numériques.

Selon elle, cette croissance a été portée notamment par des investissements importants dans l’infrastructure publique et privée, et l’explosion du marché de la téléphonie mobile. Pourtant, elle rappelle que depuis plusieurs années, la croissance s’est essoufflée sous l’effet de l’arrivée à maturité du secteur de la téléphonie mobile soulignant que le taux de pénétration de la téléphonie mobile était de 106% en 2014 mais le marché n’a augmenté que de 0,19% par trimestre cette année-là.

PLUS DE 20 % DE LA POPULATION UTILISENT INTERNET

Elle note que le secteur de l’internet, essentiellement mobile, constitue  aujourd’hui au Sénégal le principal potentiel de développement du secteur des Tic, avec une croissance trimestrielle de près de 3% en 2014 qui s’est néanmoins ralentie en 2015. Tandis que l’Uit indique un taux de pénétration du haut-débit mobile de près de 15%, il est estimé que plus de 20% de la population utilise internet.

En dépit de ces performances satisfaisantes comparées aux autres pays de la sous-région, elle signale que le Sénégal performe moins bien que d’autres leaders africains tels que le Ghana, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigéria, ou l’Ile Maurice où les taux d’usage de l’internet avoisinent les 50%.

«De fait au Sénégal, le marché de l’internet reste essentiellement limité aux principaux centres urbains du pays, contribuant au creusement d’une fracture numérique entre zones rurales et urbaines et par conséquent un accroissement des inégalités économiques et sociales», se désole Mme Cord.

Pour elle, cette situation  s’explique par plusieurs facteurs qui ont trait aux fondations «analogiques» nécessaires pour réaliser les dividendes numériques tels que le manque de concurrence dans le secteur, le fait que les infrastructures existantes ne sont pas exploitées de façon optimale, l’insuffisance de capital humain qualifié en Tic et l’absence de cadre stratégique adapté au développement de l’économie numérique.

UNE NECESSITE DE NUMERISER LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES

Par ailleurs, la Banque Mondiale recommande au Sénégal d’optimiser l’usage des infrastructures publiques existantes telles que celles de l’Adie qui disposera bientôt de près de 4500 km de fibre optique à travers le pays en mettant en place un nouveau modèle d’exploitation de ses infrastructures capable de moderniser l’administration publique et de commercialiser des services sur le marché des télécommunication.
«En dépit des efforts louables menés à ce jour, tout reste encore à faire pour numériser les administrations publiques, ce

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