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Edito : Quelle campagne pour une élection réussie le 26 février ?

Des incidents ont été enregistres, il ya quelques jours partout a travers le pays la validation de la candidature du pape du sopi, me Abdoulaye Wade, par les cinq membres du conseil constitutionnel. Ces incidents ont occasionne des morts d’hommes dont celle de l’étudiant en master 2 et enseignant de français, le jeune Mamadou diop âgé de 32ans. Des violences qui présagent d’une campagne électorale chaude.

Au lieu d’expliquer clairement à travers des sensibilisations, des informations, des débats télévisuels ou radiophoniques digne de ce nom, à la population les grands enjeux des élections à venir, les politiques, notamment ceux regroupés au sein du « mouvement du 23 juin »communément appelé M23, se permettent d’organiser des manifestations la plupart du temps non autorisées. Des »sit-in » et des marches qui se soldent le plus souvent par des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants occasionnant et dont certaines ont occasionné des morts d’hommes. Pour dire que ces manifestants sont toujours émaillés d’incidents. En effet, es affrontements entre forces de l’ordre et manifestants protestant contre la validation de la candidature de Me Wade ont fait cinq morts dont celle de l’étudiant Mamadou Diop.Je connaissais bien ce dernier puisque Mamadou diop, meme s’il a trois ans de plus que moi, était dans la même classe que moi pendant mes deux premières années universitaires. En première année comme en deuxiéme.Son penchant pour les lettres, ses prédispositions devrais-je dire, lui avaient donné la chance d être admis en 2009 comme professeur de français dans un lycée de dakar.En tout cas, en duel2, nous avions déjà remarqué ses aptitudes pour la littérature française. Hélas, voilà que ce jeune homme de 32 ans et père de deux bouts de bois de dieu a été très tôt arraché à notre affection et à notre compagnonnage pour de don. »serigne « ,comme l’appelaient ses camarades étudiants à cause de son accoutrement de « izbou taraquiya »,avait montré sa détermination, son engagement à lutter pour un meilleur devenir de notre pays devant les caméras de la TFM(télévision futurs médias) de l’artiste-chanteur de renommé internationale, youssou ndour,par ailleurs candidat invalidé aux prochaines échéances électorales, plus précisément la présidentielle du 26 février prochain ;A-propos de youssou ndour,beaucoup de sénégalaise, même s’ils mettaient en cause le niveau d’étude de cet artiste, ne parviennent toujours pas à comprendre la validation de la candidature de la styliste diouma dieng diakhaté et le rejet de celle de l’artiste chanteur et patron d’un groupe de presse. Eux qui soutiennent que invalidation de la candidature du roi du mbalax procéderait d»un règlement de comptes entre You le parti au pouvoir « qui sait s’ils n’ont pas raison ? Aujourd’hui, à l’instar des peuples libyen, égyptien, tunisien… ?les sénégalais ont montré leur maturité face aux intérêts de certains politiciens .En atteste la manifestation du 23 juin 2011 contre le projet de loi instaurant un ticket président/vice président ainsi qu’un quart bloquant pour l’élection du président de la république .Le jour ou l’assemblée nationale devait adopter ce projet de loi, la détermination de la jeunesse sénégalaise avait fait reculer le président de la republique,me Abdoulaye wade.Lequel avait été contraint de retirer son texte. Et depuis lors, les sénégalais sont prêts à se sacrifier pour les intérêts supérieurs de leur pays, voire pour le triomphe de la liberté ou la défense de leur constitution. Même s’ils sont dirigés par certains leaders politiques réunis au sein d’un mouvement dit du 23 juin ou M23, les sénégalais, mêmes ceux parmi eux qui ne militent dans aucun parti, tiennent à exprimer qu’ils ne veulent plus de wade.Un lei motive récité par nos compatriotes, surtout les plus jeunes parmi eux, et qui rappelle ce refrain tiré d’une chanson d’alpha blondy ou le reggae man ivoirien dit »nous ne voulons plus de lui. Nous ne voulons plus de lui ».Apparemment, la majeur partie des Africains ne veut plus de leurs dirigeants .Du moins si on se réfère à ce qui s’est passé récemment en Egypte, en cote d’ivoire, en libyen et actuellement au sénégal.Parlant justement de notre pays, le sénégal, visiblement, la tension actuelle est du à la lutte de leadership entre les acteurs politiques. Il est un fait que les hommes politiques ne lésinent sur aucun moyen, y compris la manipulation de la jeunesse et l’incitation à la violences, pour parvenir à leurs fins.Car,à l’origine de la violence qui secoue actuellement notre pays, il ya aussi la guerre de leadership que se livrent les candidats en perspective de la présidentielle à venir .Partisans du parti au pouvoir et de ses alliés et supporters de l’opposition se regardent en chien de faience,multiplient les menaces et les invectives sans se rendre compte de la véritable panique qui secoue le pays. Puisque ces politiciens se sont déjà lancés en campagne électorale depuis dimanche, alors qui va prendre des initiatives en vue d’apaiser les tensions politiques ? Les religieux. Peux être que oui. Seulement voilà, même si certains de ces religieux condamnent la recrudescence des violences, ils ne semblent pas prêts à s’investir plus que cela, c’est à dire au-delà de cette condamnation de principe. En fait, la plupart de ces chefs religieux semblent être plus préoccupés par la réussite de leurs »fêtes » que par le salut du pays. Exemples, à la veille du gamou, le porte parole du khalife général des tidjanes, ABDOUL AZIZ SY junior AL AMINE n’a pas ordonné aux politiciens d’arreter définitivement la violence mais plutôt de suspendre les manifestations jusqu’après le maouloud qui est la plus grande fête de la confrérie tidiane.

En tout cas, les violences observées ces derniers jours dans notre pays n’augurent rien de bon pour la suite de la campagne électorale. Pourtant un processus électoral doit être accompagné d’une action de conscientisation, de sensibilisation et de responsabilisation des hommes politiques, des acteurs de la société civile et de la population afin que la campagne électorale se déroule dans un climat apaisé. Car force est de constater malheureusement, pour le déplorer, que dans le paysage politique sénégalais il y a des hommes politiques qui, pour la réalisation de leurs ambitions, seraient prés à tenir des discours de haine susceptibles d’embraser à nouveau le pays. Or, encore une fois, ce dont le plus besoin les citoyens de ce pays, c’est d’une bonne campagne de conscientisation des hommes politiques et des militants des partis politiques pour que les élections de 2012 se déroulent dans la paix afin que le peuple sénégalais puisse choisir librement son président de la république.

Maimouna Faye


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