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Editorial : Non, M. le Président, par Khalil Guèye

Les images de l’accueil du Président français, celles de l’accueil de tous vos hôtes d’ailleurs, ne nous valorisent point devant ceux-là mêmes que nous appelons si affectueusement en langue nationale wolof, les GANN, c’est à dire les hôtes. Cela fait 47 ans que notre pays est indépendant et nos autorités publiques et politiques continuent à maintenir les populations dans le folklore dégradant du TERTOU populaire.

Source : L’Office

Eh oui, malgré nos 47 ans d’indépendance, nous dansons toujours et chantons dans un brouhaha de musiques et de chants incompréhensibles lorsque nous recevons des hôtes de marques. Sur ces images, Monsieur le Président, vous voyez des mères de familles sans aucune honte ni retenue esquisser des pas de danses dégradants. Des femmes exposées, sous le soleil ardant criant de « joie ?» au passage rapide du cortège, des individus qui martyrisent notre cher drapeau national et le tout dans un désordre indescriptible rendant difficile le travail des forces de l’ ordre. Oui, M. le Président, je pensais que vous, l’Africain, le président qui s’ est toujours battu pour le respect de la culture africaine allait tout simplement RAYER DEFINITIVEMENT des activités officielles LES TERTOU populaires. Non seulement ces événements perturbent la circulation et la marche normale des entreprises, mais encore, ils offrent l’occasion à certaines personnes de se livrer, devant les caméras du monde entier, à des comportements dégradants qui ne peuvent en aucun cas, honorer les idéaux que vous avez toujours défendus. J’avais espoir que l’élimination totale de ce genre d’événements allait accompagner le Sénégal nouveau de ce 21è siècle. Malheureusement, M. le Président, nous sommes nombreux, très nombreux à être déçus. Oui, M. le Président, j’ai été témoin, en tant qu’envoyé spécial d’une grande chaîne de télévision de l’accueil en occident de plusieurs Chefs d’Etat africains. Je n’ai jamais vu les rues de ces villes bloquées pendant toute une journée avec des troupes folkloriques locales ou des systèmes de sonorisation à fond les boutons en leur honneur. Par contre, comme tous les Sénégalais, j’ai vu des présidents occidentaux les raccompagner seulement jusqu’ au perron de leurs bureaux.


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