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Education : Des femmes se mobilisent contre le dépeuplement des filières scientifiques

L’association Femme éducation, eau et développement en Afrique (Feeda), en partenariat avec les autorités éducatives de Pire, a offert des bourses aux écolières et collégiennes de cette localité. Cette structure cherche ainsi à inciter les bénéficiaires à embrasser les disciplines scientifiques.

L’association Femmes éducation, eau et développement en Afrique (Feeda) s’engage dans la promotion des sciences. Elle a déroulé, avec ses partenaires, des programmes d’appui et d’accompagnement des jeunes filles, qui ont été attributaires de bourses. L’association, à travers ces allocations, veut inciter les filles à embrasser les filières scientifiques. Après avoir réussi une scolarisation massive des filles, le défi est aujourd’hui, de les maintenir dans le système éducatif et lutter contre tous les facteurs pouvant les empêcher de poursuivre leurs études. C’est dans ce sens qu’un programme d’activités est élaboré.

Il se décline en termes d’organisation de cours de soutien, de la cérémonie de récompense des meilleures filles ayant enregistré une performance en mathématiques, science de la vie et de la terre (et physique et chimie ). Au total, 109 jeunes filles des établissements de Pire, Dakar, Tivaoune, Thiès et Mboro ont  été récompensées en 2015. Le thème de cette édition porte sur « Lutte contre les mariages précoces : le Bac, mon passeport pour le mariage ». Les femmes mettent l’accent sur cette problématique qui pèse sur la scolarisation de cette couche vulnérable.  « Notre objectif est de faire en sorte que la situation que nous vivions dans la localité il y a 10 ans ne se reproduise plus », a plaidé la présidente exécutive de l’association Feeda, Binta  Guèye. « Jusqu’en 2009, il était rare de voir une jeune fille de la localité étudier les sciences après la classe de seconde. Certaines  étaient  données  en mariage, hypothéquant ainsi leurs chances de réussite dans les  études ». Mais à partir de 2009, la tendance est inversée grâce aux actions conjointes de l’association, des autorités académiques, des initiatives d’anciennes élèves qui sont devenues des cadres.

Les responsables de l’inspection d’académie de la région de Thiès qui ont présidé la cérémonie se sont félicités de l’impact positif des programmes initiés par l’association des femmes de Pire.  L’inspectrice d’académie de Thiès, Khardiatou Diallo, a encouragé les< enseignantes et enseignants pour les résultats obtenus au baccalauréat. « Les résultats du baccalauréat de cette année ne sont pas  bons, mais l’académie de Thiès a réussi à faire des performances acceptables avec un taux de réussite de 53 % contre 31 % au niveau national », a-t-elle noté.

Le Soleil

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