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Egypte- le gouvernement autorise la vente de la troisième banque nationale

Le gouvernement égyptien a indiqué lundi avoir donné son accord pour la vente de 80% des parts de la troisième banque publique, Banque du Caire, à un investisseur privé dans le cadre de son plan de réforme du secteur bancaire.

Source : Jeune Afrique
« Aujourd’hui, la banque centrale égyptienne a donné son autorisation pour la vente de 80% » des parts de la Banque du Caire, a déclaré à l’AFP un porte-parole du gouvernement égyptien, Magdy Radi, à la sortie d’une réunion à laquelle avait notamment participé le Premier ministre, Ahmed Nazif, et le gouverneur de la Banque centrale, Farouk al-Oqda.

Sur les 20% restants, 5% reviendront aux employés de la banque et 15% seront mises sur le marché boursier.

« Une réunion est prévue la semaine prochaine afin de désigner un expert chargé de fixer d’ici la fin de l’année » le montant de l’opération, a ajouté M. Radi, indiquant que la démarche entreprise était comparable à celle suivie pour la privatisation de la Banque d’Alexandrie.

En octobre, cette dernière, alors quatrième banque publique égyptienne, avait été cédée à hauteur de 80% à l’Italienne Sanpaolo IMI, pour 1,6 milliard de dollars, un record national en terme de privatisation.

Afin de consolider le secteur, le gouvernement de M. Nazif a lancé depuis trois ans une vaste opération de remise à plat et de consolidation du secteur bancaire égyptien.

Selon ce plan de modernisation, le nombre de banque opérant en Egypte doit notamment être ramené de 60 à 26.

En novembre 2005, le Premier ministre égyptien avait annoncé la prochaine fusion de Banque du Caire, fondée en 1952 et qui compte plus de 200 agences dans le pays, et de la deuxième banque nationale, la Misr.

La décision de privatiser Banque du Caire marque l’abandon de ce projet, à la grande surprise de certains analystes. « C’est une nouvelle très surprenante, je suis interloqué (…) La fusion étaient en préparation depuis près de deux ans, » a commenté Simon Kitchen, un économiste cairote.

« La nouvelle entité formée par les deux banques n’aurait pas été aussi solide que prévu », a expliqué lundi le porte-parole du cabinet égyptien.

Le secteur bancaire public égyptien est réputé pour connaître des problèmes financiers et de gestion récurrents.

M. Radi a souligné qu’aucune privatisation de la Misr et de la National bank of Egypt, de loin première banque du pays avec 24 milliards de dollars d’actifs, n’était en revanche à l’ordre du jour.


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