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El Hadji Ousseynou Diouf lors de l'enterrement de son ami Bruno Metsu

El Hadj Ousseynou Diouf : « Après ma mort, si l’on m’enterre ailleurs qu’à Touba… »

International Sénégalais qui a fait ses preuves, El Hadj Ousseynou Diouf est pour plus d’un un incorrigible « Bad Boy », un garçon capable des pires saillies humoristiques comme des plus grosses colères. Toutefois, il est de ceux qui disent n’avoir pas embrassé la confrérie mouride par opportunisme. Dans un entretien accordé à L’Observateur, « l’enfant pauvre de Balacos », a levé un coin du voile sur son histoire avec le mouridisme, ce à quelques jours de l’organisation de la 122E édition de la célébration du grand magal de Touba.

« C’est à l’âge de 5 ans que j’ai fait allégeance à Serigne Kosso Mbacké, fils de Serigne Mourtala Mbacké Ibn Khadimou Rassoul. D’ailleurs si l’on m’a laissé vivre ma passion du foot, c’est grâce à lui. Mes grands-parents voulaient que je me concentre sur mon apprentissage de la menuiserie. Mais, je quittais tout le temps l’atelier pour aller jouer au foot. Un jour, mes grands-parents s’en sont ouverts au marabout pour qu’il me convainque de rester à l’atelier, mais c’est l’effet contraire qui s’est produit. Il leur a demandé de me laisser jouer au foot. Il leur avait même prédit que j’allais devenir un grand footballeur. Tout cela pour vous dire que je ne suis pas devenu mouride sur le tard. Je ne me sers pas du mouridisme. Je suis talibé authentique au service du mouridisme », dit-il.

Serigne Mourtala Mbacké entretenait d’excellentes relations avec ma famille, poursuit El Hadj Diouf, dans les colonnes de L’Obs de ce vendredi 27 novembre 2015. Tribune dans laquelle il a précisé que c’est ce défunt fils de Serigne Touba « qui dirigeait les prières mortuaires des membres de ma famille qui sont tous enterrés à Touba. Je me sens tellement reconnaissant à Bamba que je l’ai tatoué sur mon bras. Serigne Touba est en moi. Je le vis au quotidien. Depuis tout petit, j’ai été avec le fondateur du mouridisme. Dans les pires comme dans les meilleurs moments, Bamba ne m’a jamais quitté. Je demande à tout le monde de veiller à ce qu’on m’enterre à Touba, après ma mort. C’est ma volonté. Si l’on m’enterre ailleurs, je me lèverai de ma tombe pour rallier Touba. Je ne veux reposer nulle part ailleurs qu’à Touba », confie l’ancien poulain de feu Abdou Karim Metsu (Bruno).

Des khalifes généraux comme Serigne Saliou et Serigne Bara, étaient des autorités qui lu étaient très proches. Mais le dernier nommé était son ami. « Nous entretenions de très bonnes relations. Il m’a même offert un pull-over de Serigne Fallou Mbacké. Il m’a même demandé de laisser des recommandations à mes proches pour qu’on m’enterre avec » soutient le « » bad boy » ».

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