POLITIQUE

EL HADJI HAMIDOU KASSÉ SUR LE RÉFÉRENDUM « Les tenants du “Non” sont dans un paradoxe extraordinaire »

  • Date : 29 février 2016

Me Wade est celui qui aura donné au « Wax Waxeet » ses lettres de noblesse
Sur l’affaire BDK, Doudou Wade a tout faux

Ministre-conseiller en communication auprès du président de la République, El Hamidou Kassé a été, samedi dernier, l’invité du Grand Oral. Sur la 97.5, Rewmi FM, M. Kassé est revenu sur la question du référendum, entre autres questions d’actualité. Morceaux choisis.

Référendum du 20 mars prochain

« Si ce n’est que la date de la tenue du référendum pas encore mais en réalité il y a un problème de fond. Le problème de fond, c’est que d’abord les tenants du “Non” sont dans un paradoxe extraordinaire. Ils disent qu’il faut ramener le mandat de 7 à 5 ans. Le Président Sall, dans le cadre de la révision de la Constitution, propose la réduction du mandat de 7 à 5 ans, entre autres réformes constitutionnelles. Et, ils appellent à voter “Non”. Cela veut dire qu’ils sont  pour le statut quo, pour les 7 ans. Il y a un point d’achoppement. C’est la rétroactivité, c’est-à-dire l’application de ce principe au mandat en cours. Mais là, les choses sont extrêmement claires. Le Conseil constitutionnel a dit que cela n’est pas possible et c’est contraire à la Constitution. Le président de la République, garant de la Constitution, s’est soumis à l’avis ou à la décision. Moi, je ne discute pas sur les mots. C’est l’essence sur le contenu qui est important. En d’autres termes, le conseil a le monopole de l’interprétation de la Constitution. Ce n’est pas le Président Sall, ce n’est pas le parti politique, ce n’est pas la Faculté des sciences juridiques, ce n’est pas la Société civile. C’est le Conseil constitutionnel et ce conseil dit votre projet de réduire le mandat de 7 à 5 ans vous pouvez le soumettre au référendum. En revanche, vous ne pouvez pas soumettre le principe de rétroactivité au référendum. Parce que c’est contraire à la loi. C’est contraire à la constitution (…) L’opposition, notamment le Pds, nous parle d’éthique ou de moral, etc. Cependant, le Pds semble oublier que c’est son régime qui a théorisé le non-respect de la parole donnée. Me Abdoulaye Wade est celui qui aura donné au « Wax Waxeet » ses lettres de noblesse. C’est à cause de Wade que le fameux « Wax-Waxeet » fit son entrée dans le discours politique sénégalais. Sous ce rapport, les libéraux doivent faire profil bas et se priver de nous donner des leçons de moral car ils sont très mal placés pour moraliser la vie politique. Le tripatouillage de la Constitution par Me Abdoulaye Wade frisait le dégout et le mépris. Donc, en République, quand on discute de ces questions, la seule éthique qui est en jeu c’est l’éthique républicaine. C’est l’éthique du respect de la légalité républicaine. C’est l’acceptation des règles du jeu même si on n’est pas d’accord. Je ne suis pas dans la polémique vaine mais, je suis dans la logique ou dans l’argumentaire qui exclut le principe de contradiction. »

Historique de la restauration du quinquennat

« Le Président Sall a mis de manière expresse dans son programme Yoonu Yokkute le retour au quinquennat. Il l’a écrit noir sur blanc dans son programme de candidat à l’élection présidentielle de 2012. Dieu a fait qu’il est sorti deuxième et il devait aller au second tour. Dans l’entre deux tour, il a réaffirmé le principe tout en le situant dans le cadre global des réformes institutionnelles et constitutionnelles qu’il voulait apporter et dont l’ambition ou la finalité est de stabiliser notre Constitution, de stabiliser nos institutions parce que ce sont là des conditions incontournables pour la consolidation de la démocratie et de l’État de droit ou la stabilité et la cohésion sociale. Alors, dans le cadre de concertation qu’il menait avec les dirigeants de l’opposition et particulièrement les candidats à l’élection présidentielle qui ont été recalés. Il a pris l’engagement non seulement de s’inspirer des conclusions des Assises nationales mais également d’appliquer le principe de la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Lorsqu’il a gagné, il a lancé la Commission nationale des réformes institutionnelles (Cnri) (…) »

Retrait de la formulation relative à la laïcité

«  Il y a des concertations qui ont été menées sur tous les points. Le Président Sall, il est à l’écoute de tout le monde notamment des chefs religieux ainsi que les partis politiques, les organisations de la Société civile, etc. Il y a une nouvelle mouture sur la base de corrections indiquées par le Conseil constitutionnel. Le conseil s’est prononcé sur 15 pages. Le Président Sall a tenu compte de toutes les remarques du Conseil constitutionnel. Il va y avoir un texte nettoyé sur la base de ces remarques là et c’est ce texte qui va être proposé. Dans le cadre de la préparation du référendum, le Président va poursuivre les consultations. »

BDK

Sur l’affaire de la Banque de Dakar (BDK), Doudou Wade a tout faux quand il dit que certains démembrements de l’État ont reçu l’ordre de déplacer une partie de leur trésorerie à la Banque de Dakar (BDK). C’est de la pure affabulation, une contrevérité et les journalistes peuvent faire leurs investigations pour vérifier la véracité de mes propos. »

Cheikh Moussa SARR

Les Plus Populaire
Title
Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15