29 juillet, 2014
Accueil » POLITIQUE » El Malick Seck : « Thiès n’est pas une forteresse imprenable »
El Malick Seck : « Thiès n’est pas une forteresse imprenable »

El Malick Seck : « Thiès n’est pas une forteresse imprenable »

De l’ambition, on peut dire que le journaliste El Malick Seck en a. En effet, le patron de Facedakar a annoncé, lors d’une conférence de presse, sa candidature à la mairie de Thiès pour les prochaines élections locales de 2014.
Insatisfait de la manière dont la Cité du rail est gérée depuis un certain temps, El Malick Seck a créé le mouvement « Changer » afin d’apporter sa pierre à l’édifice et contribuer au développement de la ville. Considéré comme le joyau et le fief d’Idrissa Seck, il estime au contraire que « Thiès n’est pas une forteresse imprenable et d’ailleurs, le poids politique d’Idrissa Seck a baissé de 80% entre 2000 et 2012 ». Rappelant que des gens ont voulu s’emparer de la ville dans le passé, mais ont lamentablement échoué, il assure que « cette fois-ci, il s’agit d’un Thiessois bon teint qui va battre Idrissa Seck dans une démarche scientifique ». Mais le journaliste ne se limite pas à l’exposé de ses ambitions, il a déroulé un programme bien défini afin de solutionner les maux qui gangrènent sa ville natale. Il a d’ailleurs critiqué l’initiative des conseillers municipaux qui envisagent d’inviter des personnalités mondiales afin de réfléchir sur un plan stratégique de développement de Thiès. « Ce n’est pas du tout sérieux de dépenser de fortes sommes d’argent en termes de prises en charge des hôtes aux fins de dresser une simple cartographie, alors que la ville n’a même pas d’ambulance et que les ordures s’amoncellent à chaque coin de rue fautes de moyens » a-t-il fait savoir.

D’après lui, pour construire une ville moderne il va falloir un investissement de 75 milliards pour la construction d’immeubles, la mise sur pied d’une opération de rationalisation de la zone industrielle avec la possibilité de créer plus de 8000 emplois, l’installation d’un réseau d’assainissement fiable, la construction d’infrastructures sportives et culturelles et la mise en œuvre d’une régie municipale des transports avec des bus ultra modernes afin de régler définitivement les problèmes liés au transport urbain à Thiès. Cela permettrait aussi de mettre fin aux problèmes des motos « Jakarta » qui font beaucoup de morts et des centaines de blessés graves. Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir des routes en bonne qualité, raison pour laquelle, il prévoit dans son programme la construction de 25 kilomètres de routes urbaines. Pour le financement d’une entreprise d’une telle envergure, El Malick Seck assure qu’« il s’agit d’infrastructures qui vont générer beaucoup d’argent. Elles seront construites par des sociétés privées et seront amorties dans un délais de 30 ans par exemple, la mairie s’étant chargée de leur donner les terres nécessaires ». Il n’exclut pas aussi de renoncer à tous les avantages qu’offrent le poste de maire en terme de salaire, de carburant, de budget de son cabinet, etc. pour réaliser ce programme. De belles perspectives pour la Cité du rail peut-on dire, mais reste à savoir s’il va gagner la bataille contre Idrissa Seck.

REWMI.COM/NFG