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Elimination de la transmision mère-enfant- Le défi des femmes médecins

 L’association des femmes médecins du Sénégal (AFEMS) a célébré hier ses 25 ans d’existence. Une occasion pour ces professionnels de la santé de revenir sur les principaux défis à relever par rapport à l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH/Sida.

 ‘’Elimination de la transmission du VIH mère-enfant’’ est le thème retenu par l’association des femmes médecins du Sénégal (AFEMS) qui a fêté ses 25 ans, hier. Selon Docteur Amy Ndao Fall, présidente de l’AFEMS, ce n’est pas parce qu’on est proche de l’élimination qu’il faut baisser les bras. ’’Le Sénégal est tout le temps cité, même au niveau international,  par rapport à la maîtrise de l’épidémie à VIH. C’est parce qu’il y a une volonté politique qu’on s’est fixée très tôt et une mobilisation sociale globale avec les associations, les organisations de la société civile mais aussi les décideurs…. Et cela a permis de maîtriser l’épidémie. Cela ne veut pas dire que tout est réglé’’, a-t-elle prévenu. Ainsi, les présentations faites par Docteur Abdoulaye Sidibé Wade ont montré qu’en 2014, seulement 405 174 femmes ont accepté les tests, sur les 514 622 attendues. Ce qui veut dire que 75% des grossesses attendues ont subi les tests et 25% ne l’ont pas fait.

Docteur Amy Dao Fall invite ainsi tout le monde à s’y mettre, pour arriver à l’objectif zéro transmission mère-enfant de sida. ‘’Il faut que le soin soit à la hauteur, accentuer les consultations au niveau prénatal. C’est-à-dire que les femmes puissent être dépistées, et qu’elles puissent être accompagnées. Tout le monde doit rester mobilisé, si nous voulons atteindre l’objectif. Il y a beaucoup de défis parce que, étant donné que le taux de prévalence est bas (0,7%), les partenaires ne vont pas beaucoup investir au Sénégal.’’

Construction de la maison de la santé

Par ailleurs, l’AFEMS a réalisé son souhait de construire la maison de la santé. Celle-ci va abriter un centre d’accueil. ‘’Cette maison pourra recevoir les femmes victimes de violence, les femmes qui ne savent pas où s’adresser, parce que le système de santé est très difficile et quand on ne connaît personne dans les structures, c’est difficile. Là au moins, on peut les conseiller, les orienter, prendre en charge les plus démunies qui n’ont pas les moyens de le faire’’, a-t-elle expliqué. Ça sera aussi un lieu de sensibilisation,  de prévention et surtout de dépistage. Elles demandent le soutien de l’Etat.

En outre, l’AFEMS veut disposer d’un siège pour mieux recevoir les projets et impliquer les jeunes médecins.

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