EMIGRATION DES JEUNES La CONFEJES monte au créneau

La Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES) a organisé hier, une rencontre sur le thème « jeunesse, émigration, et développement ». L’objectif est de proposer des solutions idoines face à cette situation pour ensuite soumettre un dossier au prochain sommet de la Francophonie.

L’émigration est un phénomène universel qui touche l’Afrique plus que tout autre continent. Pour mettre en place des mécanismes de coopération entre les plateformes nationales pour l’élaboration d’un agenda des organisations de la jeunesse, le secrétaire général de la CONFEJES, M. Ali Harouna Bourama, estime que « L’objectif de cette rencontre est d’amener les jeunes leaders à se réunir pour analyser et proposer des solutions idoines face à cette situation pour ensuite soumettre un dossier au prochain sommet de la Francophonie», a-t-il déclaré. Selon lui, cela leur permettra au prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Madagascar en novembre de cette année, que les questions des jeunes soient abordées dans les résolutions sur la croissance partagée et le développement. Abordant les raisons qui, en général, sont à l’origine de ce fléau M. Bourama dira : « la jeunesse africaine est dans son ensemble confrontée à des problèmes similaires. Ils sont désespérés par la situation de leur pays, liée souvent à la sécurité. C’est ce qui les lancent dans des aventures pour trouver l’Eldorado européen sans tenir compte des risques ». Par ailleurs, le secrétaire général de l’Union panafricaine de la jeunesse, Souleymane Satigui Sidibé, présent à cette rencontre, estime que plusieurs facteurs expliquent le phénomène migratoire des jeunes, notamment les situations socio-économiques, ainsi que le facteur lié au prestige ou au goût de la découverte. Néanmoins, il fait appelle à la jeunesse d’aujourd’hui plus qu’une catégorie sociale, d’être prête à relever le défi auquel elle est confrontée, notamment des défis liés à citoyenneté et à la formation.  Toutefois, il s’est ainsi posé des questions par rapport à la réaction des dirigeants africains face à ce fléau qui, selon lui, reste encore non résolu. Pour M. Sidibé, pour faire face à la vulnérabilité des jeunes face à la récupération politique et terroriste, il faut agir pour la mise en place d’un fonds pour le développement de la jeunesse. « Nous avons demandé aux chefs d’Etat de mettre en place une commission qui va proposer l’intégration et le fonctionnement de ce fonds », a-t-il dit.

Khady Thiam COLY

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