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Emissaire de Cambérène : WADE, un Président qui ne salue pas la dignité des hommes

Depuis quelques jours, le débat sur la réalisation ou non de l’émissaire de Cambéréne occupe l’actualité et les tractations se faisant dans les coulisses. Si la reprise des travaux d’expansion de l’émissaire est annoncée par le Premier Ministre Souleymane Ndéné NDIAYE, le président WADE se charge lui-même. Le rejet sans réserve du projet d’agrandissement de la canalisation relève d’un constat légitime des populations pour l’obtention d’un cadre de vie meilleur en tant que citoyens du pays. Si les motivations sont bien définies d’avance pour se figer sur « l’incompréhension » des populations, la marginalisation de cette cite religieuse en est un problème de fond dans ce bras de fer.
Jusqu’à ce jour vous avez honte de vous-mêmes, Cher PRESIDENT de tous les « sénégalais », votre fierté ne gagne plus en grandeur d’âme, et votre esprit, qui éprouve une sensibilité absurde à l’égard de ton Peuple, se nourrit d’émotions désespérées, d’un déficit de discernement du bien ou du mal. Ce qui vous rend mal à l’aise consciencieusement devant l’absolue considération envers ceux qui vous ont porté à la magistrature suprême en 2000. Je m’en passe de vos dérives étatiques pour une simple remarque bien fondée, que vous avez abusé des vertus de toute une nation aux mérites d’une simple et unique famille qui pourrait exister dans notre pays, celle des « WADE ». Vous avez montré à tout le Peuple votre familialisme étouffant et abêtissant, qui a pour fonction médiocrité, désespoir, et un abrutissement généralisés. A l’heure, vous n’avez rien négligé en commençant par les institutions de notre chère république jusqu’au plus petit mouvement ou association pour créer la diversion à vos profits. Mais parfois votre instinct de fin politicien vous met dos au mur, a priori face à vos responsabilités. Je serais bref sur vos dérives et coups bas pour vous signifier que vous avez tant humilié de dignes gens du pays en fouinant dans les rouages tant religieux que politiques dans le seul but d’une manigance calquée à des fins de politiques partisanes.

Vous vous êtes distingués maître à l’œuvre en ce sens, diviser pour mieux régner. Mais par méconnaissance vous vous trompez parfois de cible. Il y a de dignes citoyens dans ce pays. L’oppression que vous faites à la communauté layène en général, et aux populations de Cambérène en particulier n’est qu’un signe d’indifférence et de désolation à leur égard. Et vous n’avez jamais porté à cœur vos multiples humiliations subies dans cette cité religieuse. Cependant quand on se remémore la monstruosité du régime libéral, ultra-autoritaire du genre monarchique, il y a de quoi se poser des questions sur votre propre personne. L’on se souvient fraichement de la façon la plus ignoble dont vous avez abusé de la courtoisie ou générosité de certains chefs religieux ou politiques pour faire de leurs fiefs un bastion ou règne la zizanie. Et vous avez opté par médisance trahir, trahir qui ? Son propre Peuple.

Cette communauté en est une exception, bien que « réduite » au silence, elle traine sa « survie » dans sa logique de marche jamais égalée, échappant de la belle manière aux tentatives multiformes qui subsistent dans notre société dont vous avez bafoué toutes les vertus. Vous conviendriez avec moi comme avec tant d’autres d’ailleurs, que nous ne sommes jamais à l’œuvre pour faire preuve d’allégeance pour de quelconques privilèges que ce soit, mais nous demeurons très loyaux et sages en nous-mêmes. Je salue au passage l’attitude exemplaire de nos vaillants guides religieux à l’image du Khalif général dans ce sens. Et les « Saahabas » aussi n’ont jusqu’à ce jour dérogé à cette logique. Et notre fierté grandit de jour en jour. Servis ou pas notre patrimoine bâti est le seul legs précieux à nos yeux. Nous avons nos droits et nos libertés, la servitude par la force ou l’intimidation ne nous feraient reculer d’un cran. Je ne ferais pas une longue mention à ce projet d’extension de l’émissaire d’évacuation des eaux usées en mer dans la localité de Cambérène avec son cortège de conséquences néfastes qu’il engendre, mais au-delà de l’analyse d’une situation de gestion à partir d’une préoccupation environnementale clairement exprimée. Ce qui permet un éclairage précis sur l’exercice de la responsabilité environnementale par rapport à l’exercice d’autres responsabilités. Nous en sommes là. Il faut en outre prendre en considération les opportunités réversibles. Ce qui nuit aux uns, profite aux autres surtout que ces derniers sont malveillants doublés de corrupteurs. Ces jeunes valeureux et intègres du comité d’initiative pour la défense et la protection de l’environnement de Cambérène en particulier sont dans une dynamique défensive infranchissable. Ils sont les mieux placés pour identifier leurs propres besoins et problèmes au niveau local. Leur rôle est confirmé et redéfini comme un processus permanent sans négligence pour la gestion des problèmes essentiels de la localité de Cambérène. Par ailleurs, ils sont dans l’obligation absolue, d’avoir le droit, les moyens, la place, la possibilité et, si nécessaire, le soutien voulu pour participer aux décisions, influer sur elles et s’engager dans des actions et activités de manière à contribuer à la construction d’une cité meilleure. J’avais parié moi-même sur cet acquis avec les autorités religieuses et coutumières locales, et ils l’ont eu. Alors nous sommes maintenant face à notre destin.

Cependant le moment est venu, pour nous d’investir sans plus de gène, ni d’hésitation le terrain déserté par vos pensées impopulaires et irréfléchies monsieur le Président, afin d’étendre notre hégémonie pour servir et surtout s’assurer un cadre approprié d’épanouissement pour nous ainsi qu’aux générations futures. Par devoir nous méditons de la véracité des propos du porte parole de la confrérie Mouhamadou Lamaine Laye qui disait : « si jamais vous laissez ces gens du pouvoir fragiliser le guide suprême, Serigne Abdoulaye Thiaw Laye, en remettant en cause sa parole, sachez que ce sera la porte ouverte à toutes sortes d’abus envers les Layènes».

Et pour terminer Cher Président, participer à la vie sociale et démocratique d’une communauté quelle qu’elle soit, a été toujours pour vous un simple jeu d’éloges, d’investissements tendant à corrompre de dignes gens. C’est aussi seulement pour vous voter ou soutenir votre candidature à des élections. Il s’agit là d’éléments importants pour vous. Une étroitesse d’esprit qui pratiquement trouve refuge dans l’étroitesse scandaleuse de votre conception tordue de la vie citoyenne. Je dis à vous et à votre Caïd du gouvernement qui n’est rien sans votre cautionnement, Nous répondrions à un défi par un défi, et vous marcherez sur nos cadavres pour mener à terme ce projet qui vous tient à cœur sur le site de Cambérène.

Issa Laye NIANG

Economiste et Spécialiste en Management

et Affaires Internationales

Canton City, R.P. de CHINE


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