EN VOIE D’EXTINCTION- Le Sénégal plaide la protection des requins et des raies

Les requins et les raies, des espèces de la biodiversité marine à forte valeur ajoutée, doivent être davantage protégées contre les menaces, compte tenu de leur impact sur le devenir de la planète. C’est le plaidoyer fait hier par Souleymane Diallo, directeur de cabinet au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

« Ce sont des espèces à forte valeur ajoutée » qui doivent bénéficier davantage de protection, compte tenu de leur impact « sur l’oxygénation de l’océan » et la vie de la planète de manière générale, a plaidé le directeur de cabinet au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Il présidait l’ouverture officielle d’une session de formation sur les inscriptions des requins et des raies à la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, communément appelée Convention de Washington.

Ces espèces sont inscrites à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, de sorte que leur transfert n’est autorisé exceptionnellement que « pour des raisons scientifiques », a relevé Souleymane Diallo.

« C’est dire que ce sont des espèces qui sont quasiment totalement protégées », a indiqué le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Selon lui, les requins par exemple, « sont une espèce très abondante qui, aujourd’hui, est très menacée, alors qu’elle a beaucoup d’apports sur le plan nutritif, mais aussi en termes de la biodiversité ».

« Les espèces inscrites à l’annexe II de la CITES doivent présenter en réalité leur carte d’identité, c’est-à-dire leur certificat d’origine’’ désignant son pays de provenance et qui « doit délivrer un document administratif d’autorisation pour son exploitation », a expliqué M. Diallo.

Seules les espèces inscrites à l’annexe II de la CITES sont cependant concernées, l’inscription constituant quasiment l’interdiction, car si une espèce est déjà inscrite, son commerce n’est pas autorisé », a-t-il signalé.

APS

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