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ENERGIE DURABLE L’Afrique subsaharienne à la traine

De plus en plus de pays en développement s’imposent comme des champions de l’énergie durable grâce à des politiques solides en faveur de l’accès à l’énergie, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne doit redoubler d’efforts car elle est la région la moins électrifiée.

 Ce retard de l’Afrique subsaharienne a été  révélé dans le nouveau rapport de la Banque mondiale : « Regulatory Indicators for Sustainable Energy (RISE) », selon  un communiqué rendu public hier. A cet effet, la source indique que dans cette région, 600 millions de personnes n’ont toujours pas l’électricité. Plus de 40 % des pays d’Afrique subsaharienne, couverts par cette étude, n’ont mis en place presque aucune mesure pour accroître l’accès à l’énergie, contre moins de 10 % pour les pays asiatiques. « Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, qui disposent de cadres d’action très solides, font ainsi figure d’exceptions », précise la Banque mondiale. Selon toujours la source, concernant l’accès à l’énergie, le Sénégal a 69 points : 54 pour l’énergie renouvelable et 19 en efficacité énergétique. Le rapport repose sur une nouvelle série d’indicateurs. La première grille d’évaluation de ce type, passe au crible les politiques de 111 pays dans trois domaines : l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. L’objectif est de fournir aux pouvoirs publics un outil qui leur permet de déterminer si le cadre réglementaire et juridique en vigueur, favorise bien le développement d’une énergie durable, tout en mettant en évidence les aspects à améliorer pour parvenir à attirer des investissements privés. Avec ce nouvel instrument, les pays pourront aussi comparer leurs performances à celles des autres et suivre leurs progrès sur la durée. D’après le rapport, de nombreux pays, en particulier parmi ceux en développement, sont loin de prêter autant d’attention à l’efficacité énergétique qu’aux énergies renouvelables. Or, ce sont précisément les mesures de maîtrise de l’énergie qui présentent généralement le meilleur rapport coût-efficacité pour la transition écologique dans le secteur énergétique. Enfin, la source note que les mesures visant à promouvoir les énergies renouvelables (cibles, incitations et institutions) sont nombreuses. La difficulté n’est plus de trouver des sources d’énergie renouvelable, mais de faire en sorte que les capacités croissantes de ces centrales soient pleinement intégrées au système électrique et servent à produire de l’électricité.

Zachari BADJI

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