24 avril, 2014
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Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Le manque de moyens plombe les projets du ministère

Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Le manque de moyens plombe les projets du ministère

Les moyens limités du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ne lui permettent pas de traduire en actes tout le bien que le ministère pense du projet d’ouvrir un lycée technique dans la région de Louga. L’aveu est du ministre Moussa Sakho.

Au cours du Comité régional de développement (Crd) spécial, consacré à la prochaine ouverture des classes et concernant les régions de Saint-Louis, Louga et Matam, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle a fait savoir aux Lougatois que son ministère est disposé à ouvrir un lycée technique dans la région pour répondre à la forte demande des résidents pour un tel centre scolaire. Toutefois, rappelle le ministre Moussa Sakho, une telle exigence nécessite forcément des moyens additionnels au budget de son ministère. Ce qui n’est pas encore le cas. A en croire le ministre, les moyens limités de son ministère ne lui permettent pas de traduire en actes tout le bien qu’il pense d’un tel projet.

Cependant, consent Moussa Sakho, des efforts seront déployés pour assurer au Centre de formation à l’appui des métiers (Cfam) de Louga un cadre idéal pour un suivi correct des cours techniques et ceci jusqu’à l’obtention de diplômes validés par l’Etat du Sénégal. En somme, le Cfam, jadis soutenu par le conseil régional, passe maintenant pour un centre de formation public au même titre que les lycées et collèges techniques du Sénégal.

Par ailleurs, dans l’exposé présenté par l’Inspecteur d’académie de Louga, Monsieur Lamine Sarr, il a été retenu un bilan des recommandations de l’année 2010 et des projections pour l’année scolaire à venir. A ce titre, l’Inspecteur Sarr retiendra que l’élaboration des projets d’établissements des structures de formations techniques est réalisée avec l’appui du programme indicatif de la coopération luxembourgeoise, mais n’est pas encore validée par les acteurs locaux, tout comme la formation à l’élaboration de projets d’établissement qui est réalisée grâce au projet Sen 24 sans que ses attestations ne soient pour le moment validées.

L’autorité académique de la région de Louga a aussi fait comprendre au ministre que la formation par apprentissage retenue dans le lot des projets de 2010 n’a pas encore démarré. Pour autant, des pas importants ont été effectués au cours des mois passés. C’est ainsi que le Cretef de Louga a mis en place plusieurs filières dont la restauration, l’habillement, la technique des collectivités, la coiffure et l’artisanat.

Le Centre d’enseignement technique féminin (Cetf) de Kébémer aussi est aujourd’hui loti en matière de filières de formation parce qu’on y enseigne la restauration, la coiffure, la technique de collectivités, l’hygiène et l’artisanat. Mais c’est au niveau de Linguère que des efforts doivent être consentis car le Cetf qui y est implanté n’a que trois filières dont la restauration, l’habillement et la coiffure. Mais la satisfaction du ministre Moussa Sakho pourrait se retrouver aux avancées significatives consenties par la direction du Cfam (Centre de formation et d’appuis aux métiers) de Louga qui quitte la tutelle du Conseil régional pour devenir un centre public. A ce titre, plusieurs filières y sont enseignées dont la comptabilité, l’électricité, le froid, l’informatique, la mécanique auto, etc. Tant de formations qui permettent aux jeunes de la région et même des autres régions de poursuivre leurs études dans un cadre relativement satisfaisant.

Pour autant, des problèmes de fonctionnement existent réellement dans le centre et même dans d’autres éparpillés dans le pays. Mais, à ce niveau, les solutions ne devront pas venir de sitôt si l’on en croit aux réponses apportées par le ministre Sakho. Et ce qui semble être le nœud du problème, c’est certainement les moyens dérisoires du ministère ; alors que la jeunesse sénégalaise entend d’être bien formée pour prétendre à des postes de responsabilités techniques.

Walf