SOCIETE

ENTRAIDE FUNÉRAIRE- Comment les Sénégalais font face à un décès ?

  • Date: 8 décembre 2015

 Une étude de l’Université of Reading du Royaume-Uni présentée, hier, à Dakar, a révélé comment les communautés urbaines unies se soutiennent face à un décès, en l’absence  d’appui  de l’État et des Ong. 

Dans une étude intitulée « Réponses face à un décès, soins et rapports familiaux en milieu urbain au Sénégal » menée à Dakar et à Kaolack, les recherches y décrivent la complexité des liens de solidarité entre et au sein même  des familles  éplorées. Le constat résulte d’une étude dirigée par l’Université de Reading au Royaume-Uni,  qui est la première à apporter des connaissances approfondies sur les réponses  face à un décès, les soins et les rapports familiaux dans un contexte urbain d’Afrique  de l’Ouest.  L’étude a constaté que les réponses des Sénégalais face à un décès  expliquent comment les communautés urbaines unies se soutiennent, en l’absence d’appui de la part des organisations gouvernementales ou non-gouvernementales.  D’après  l’étude qui a mené de nouvelles recherches, l’aide sociale publique au Sénégal pourrait être  plus bénéfique en ciblant les personnes touchées par un décès ou en s’associant à des réseaux familiaux et communautaires plus étendus.  Plutôt que de compter sur des cellules familiales étroites pour obtenir de l’aide après  un deuil, les Sénégalais font appel à des réseaux de soutien bien plus étendus,  a constaté Dr Ruth Evans de l’Université de Reading. Elle souligne, à cet effet, que le décès d’un parent peut avoir un impact considérable sur  les familles les plus démunies. Ceci indique, dit-il,  que les transferts monétaires, tels que le  programme national de bourses de sécurité familiale, devraient tenir compte des besoins des personnes les plus vulnérables touchées par un décès, tels que les enfants et les jeunes orphelins ou les veuves avec des jeunes enfants vivant dans la pauvreté.  Toujours selon Dr Ruth Evans, « le décès étant un sujet souvent jugé tabou qui peut s’avérer pénible, nous ne savions pas au départ si les gens seraient disposés à parler de leurs expériences ».  « Lors des entretiens et des ateliers, cependant, nous avons constaté que les gens étaient souvent prêts à expliquer un profond sentiment de perte, comment le décès les avaient touchés et comment ils continuaient à prier pour leur proche et à se souvenir d’eux », a-t-il fait savoir.  Avant de renchérir : « L’importance primordiale du soutien informel de la famille et de la communauté suite à un décès souligne la nécessité, pour les prestataires de services gouvernementaux et non-gouvernementaux, d’adopter une approche globale de la famille qui reconnait les rôles réciproques des différents membres de la famille ». À l’en croire, cela pourrait aider à rapprocher et à améliorer les systèmes de soutien formels et informels en milieu urbain au Sénégal.

Mouhamadou BA

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