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ENTRE MENSONGES, TRAHISONS, RENIEMENTS ET CORRUPTION  À quel acteur politique se fier ?

De plus en plus, les Sénégalais posent un regard de désintérêt sur les acteurs politiques. Les querelles crypto-personnelles, les accusations gratuites, les reniements, la transhumance, l’enrichissement par la prédation des finances publiques, le parti pris, l’impunité, la duplicité, l’impartialité, l’inconstance et la fausseté ont fini par les décourager.
« Ils sont tous pareils », « ils ne cherchent que leurs intérêts » «  ils ne croient en rien ». Ce sont les sentences qu’ils formulent. Et pour cause !

Les mêmes personnes occupent l’espace politique et changent de camp selon leurs calculs et leurs intérêts. Les anciens compagnons de Senghor, Mamadou Dia, Valdiodio Ndiaye, Jean Colin, Diouf et Wade y sont encore et toujours. D’autres, femmes, jeunes ou nouvelle génération sont embrouillés dans cette conception sénégalaise de l’engagement politique : se battre pour avoir quelque chose ! Soit, ils valsent d’un camp à un autre, soit ils se laissent attirer par les effluves du pouvoir et de l’avoir pour opérer des revirements spectaculaires ou tenir d’odieux propos mettant le bon sens au dépotoir des bassesses.

L’éthique a déserté le champ politique sénégalais depuis l’époque senghorienne. Les acteurs politiques actuels n’excellent que dans la combine et le canular.
Les Sénégalais sont conscients que la seule finalité de leur activisme est d’accéder à une sinécure au cœur du système d’État ou des Institutions. Et ils sont prêts à tous les sacrifices pour y arriver : pratiques mystiques, calomnie, diabolisation, corruption, débauchage et mensonge.

Victor Hugo l’explique : « Quand on ne croit à rien, on est prêt à tout faire ». Et les acteurs politiques sénégalais en donnent une parfaite illustration.
Consumés de rages puériles, ils unissent la forfaiture et le ridicule en diphtongue pour donner le sceptre à la démagogie. Et s’ils sont favorisés par un louche destin, ils se montrent prêts à mordre les talons de quiconque marche en avant.

Quand ils sont aux abois, ils aboient sans retenue, ne pouvant jusqu’au rugissement hausser leur petitesse. Même quand ils sont du pouvoir, ils couvrent de leur bave droit et règles républicaines et sont impunis parce qu’étant du parti.

Beaucoup de responsables politiques au Sénégal ont souvent des marabouts au sens fétichiste du terme qu’ils claquemurent quelque part dans leurs maisons en leur exigeant d’œuvrer à incliner le destin en leur faveur. Et cela aboutit parfois à des résultats macabres. Il arrive qu’un acteur politique se retrouve brutalement dans une situation énigmatique : des infirmités physiques l’atteignent brusquement s’il ne meurt pas mystérieusement.

Le combat politique au Sénégal n’est, en fait, fondé sur aucune conviction. Il est essentiellement personnel. Le pays a plus d’activistes politiques, de ruffians, de condottieri, de maroufles, de forçats, de routiers que de femmes et d’hommes politiques nourris de vision d’avant-garde et d’anticipation.

Et une fois qu’ils accèdent au pouvoir, ils deviennent difficilement parfois totalement injoignables, condescendants, hautains et arrogants. Les fonctions qu’ils occupent des missions sacerdotales mais des banques et des bourses. En public, ils sermonnent et prêchent de bonnes paroles et ripaillent en privé.
Le retard du Sénégal, en vérité, ne s’explique que par l’accaparement de l’État et des Institutions par une certaine classe politique gourmande et asthénique animée par des acteurs dépassés et déphasés qui n’agissent que pour eux-mêmes !

Le Piroguier

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