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Entretien avec Aya Traoré, capitaine des Lionnes : «J’aime découvrir d’autres horizons»

 Après avoir passé une bonne partie de sa carrière aux Etats-Unis et en Europe, la capitaine de l’Equipe nationale féminine de basket, Aya Traoré, se lance un nouveau défi en Espagne avec le CB Conquero (1ère Division). Un club où elle avait déjà évolué en 2014. Une nouvelle aventure pour la championne et Mvp du dernier Afrobasket à Yaoundé, animée par l’envie de découvrir toujours d’autres horizons. En attendant les Jo de Rio 2016 au Brésil. Un «rêve» qu’elle espère être sa prochaine découverte. Entretien !

Comment se passe l’intégration dans votre nouveau club, CB Conquero, en Espagne ?
Tout se passe bien. Il faut savoir que ça n’a pas été trop difficile de m’intégrer dans la mesure où j’ai déjà eu à jouer dans ce club. Je connais l’entraîneur, les dirigeants et certaines joueuses. Même si, une bonne partie n’est plus là. J’étais souvent en contact avec les responsables du club. Même lorsque je suis allée jouer le tournoi aux Emirats-Arabes-Unis. Donc, cela s’est passé naturellement.

Qu’est-ce qui a changé dans cette équipe ?
Comme je l’ai dit, beaucoup de filles ne sont pas plus là. Mais je n’ai pas eu de problèmes pour m’intégrer. Les résultats sont bons. L’équipe a remporté, l’année dernière, la Coupe de la Reine. Il y a des filles qui ont intégré l’équipe. Des filles contre qui j’ai eu à jouer par le passé. Il y a une bonne ambiance dans le groupe. Et j’ai été très bien accueillie. Ce n’est pas facile de s’intégrer. Il faut comprendre les systèmes de jeu du coach, savoir comment jouent les filles. Mais en tant que professionnelle, on doit s’adapter à ce genre d’environnement. J’ai quand même acquis une certaine expérience du haut niveau. Cela m’aide à m’adapter à toutes les situations. Avec le temps, on s’adapte petit à petit.

On vous a annoncée dans des clubs au Sénégal et finalement, vous signez en Espagne. Y a-t-il eu des contacts sur le plan national ?
J’en ai entendu parler. Je ne me prends pas la tête sur ce que les gens disent. Je me focalise sur ce que j’ai à faire. Pour le reste, je laisse les gens dire ce qu’ils veulent ou ce qu’ils pensent. Je ne souhaite pas trop m’attarder sur ça.

Comment appréciez-vous le fait que d’autres expatriées rentrent au bercail comme Fatou Dieng ou Mame Diodio Diouf ?
C’est une bonne chose. Main­tenant ce sont des choix personnels. Si elles pensent que c’est mieux pour elles, pourquoi pas ? Le Sénégal est notre pays, notre fierté. C’est toujours bien d’être à la maison. C’est bien pour le basket national, pour les jeunes d’aujourd’hui et les fans de notre basket.

Vous avez passé une bonne partie de votre carrière sur le plan international et surtout dans plusieurs pays. N’avez-vous pas envie de vous poser au Sénégal ?
Pour l’instant non parce que j’aime découvrir d’autres horizons. Il faut savoir que j’ai étudié l’hôtel et le tourisme management à l’université quand j’étais aux Etats-Unis. C’est quelque chose que j’adore. J’aime bien découvrir les différentes cultures, dans tous les coins du monde. Je me plais bien dans ça et le basket me permet de le découvrir. Donc, à chaque fois que l’opportunité se présente, je n’hésite pas. Je parviens à lier les deux passions.

Avant de signer en Espagne, vous auriez pu le faire en Afrique ou aux Emirats lors de deux tournois de clubs. Que retenez-vous de ces deux aventures ?
Ce sont de bons moments vécus. Ce n’était pas la première fois, surtout en Afrique. J’ai déjà eu à jouer la compétition des clubs avec un club de Mozam­bique en 2012. C’est toujours une bonne chose de jouer ce genre de compétition, si on a l’occasion. Aux Emirats aussi, c’était une autre aventure. Ce fut une belle découverte.

Quel est l’objectif avec votre club pour la présente saison ?
Actuellement, nous sommes deuxièmes. Nous sommes qualifiées pour les Play-offs. L’objectif est de remporter le titre de champion d’Espagne. On travaille pour. On verra d’ici la fin de la saison, comment les choses vont se passer.

Parlons de l’Equipe nationale avec les Jeux Olympi­ques qui pointent à l’horizon. Malheu­reuse­ment, le tirage au sort n’a pas été facile pour le Sénégal. Ça vous inspire quoi ?
J’ai appris les résultats du tirage. C’est une compétition de très haut niveau. On va essayer de représenter dignement le pays, mais également le continent africain. Ce ne sera pas facile devant des Nations comme les Etats-Unis, le Canada ou encore la Serbie, mais il faudra se battre et espérer au moins faire une participation honorable. Si on est là, c’est parce qu’on le mérite.

Vous serez là pour les Jeux Olympiques ?
Inchallah ! J’espère que je ferai partie des joueuses sélectionnées pour les Jeux Olympiques. Je vais continuer à travailler dans mon club en espérant gagner la confiance du coach.

Ce sera vos premiers Jeux Olympiques. C’est un rêve de pouvoir y être ?
Bien sûr ! C’est un rêve. Ce n’est pas donné à tout sportif de disputer les Jeux Olympiques. Quand on a la chance de pouvoir y aller, on doit rendre grâce à Dieu. Cela n’arrive pas tous les jours. Il faut prier Dieu de nous donner la santé d’y être. Avant de penser à une bonne préparation et représenter dignement les couleurs nationales.

Le Quotidien

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