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Environnement des affaires, profit des indicateurs de développement : L’Exigence de réformes

«Le Sénégal a besoin d’avoir un champion. Il a besoin d’avoir tout un arrangement institutionnel qui favorise la mise en œuvre de toutes les réformes nécessaires à l’amélioration de l’environnement de l’entreprise ». C’est du moins l’avis de l’économiste de la mission de l’Usaid, Ousmane Sané qui s’exprimait, hier en marge de la rencontre organisée conjointement par l’Usaid et le Collectif ses journalistes économiques.

Source : La Matin

«Ce que les bailleurs avaient dit, c’est que l’on avait remarqué une certaine lenteur dans ces réformes et l’on a besoin d’avoir aujourd’hui des structures avec des hommes dûment mandatés bénéficiant d’une légitimité que doit leur déléguer les plus hautes autorités de l’Etat pour conduire à bien ces réformes », a d’emblée précisé M.Sané. De l’avis de cet économiste, « c’est le plus grand challenge aujourd’hui auquel le Sénégal est confronté ». Pour lui, il faut boucler les réformes.

Et c’est ça la nécessité d’avoir un véritable champion, ajoute-t-il. Un champion capable de conduire à bon port tout le calendrier de réformes. Le gouvernement est engagé dans la mise en place d’une stratégie de croissance accélérée qui vise à fortement augmenter la croissance en vue d’une réduction significative de la pauvreté au Sénégal. Cette stratégie doit s’appuyer, si l’on en croit encore M.Sané, d’une part sur une mobilisation accrue de l’investissement privé et d’autre part sur une hausse très forte du rythme de croissance des exportations à l’instar des autres pays caractérisés comme pays émergents.

Et dans cette perspective, le Sénégal a besoin, conformément à ces objectifs de créer un environnement dit de classe internationale c’est-à-dire un environnement des affaires favorables à l’investissement privé, comparable à ce qu’offre les pays les plus avancés, notamment ceux de l’Ocde. Cet atelier de renforcement des capacités des journalistes économiques a également permis de revisiter les stratégies et objectifs d’interventions de l’Usaid dans le domaine économique au Sénégal.

Pour Mme Regina Brown, directrice de programme croissance économique, « c’est pour contribuer à améliorer la condition des Sénégalais, sur les plans économique et social que l’Usaid a toujours estimé que le Sénégal étant une société ouverte, avec un régime démocratique, les journalistes avaient un rôle important à jouer notamment sur le plan du développement économique et social ». Cet atelier, poursuit la directrice du programme croissance économique, a pour objectifs non seulement d’informer « sur les contenus de nos programmes économiques mais aussi d’indiquer le cadre d’analyse dans lesquels ils s’inscrivent ».

Déjà en ce qui concerne les réformes à mettre en œuvre afin pour une réduction significative de la pauvreté au Sénégal, quelques efforts ont été notés, nous dit-on. Seulement l’économiste, Ousmane Sané estime qu’il ne faut pas s’arrêter là mais il faut avancer. C’est un pas qui doit s’accompagner d’autres mesures. Dans le cadre du doing business, précise-t-il, il y a dix grandes catégories d’indicateurs répertoriés. Parmi les premiers indicateurs, « la réduction du temps pour mettre en œuvre des affaires ». Ainsi, celui-ci estime qu’il urge pour le Sénégal de faire des progrès significatifs.

Ce qui permettrait si les progrès sont réalisés de faire pousser le Sénégal dans le top 20 des pays. Parce qu’actuellement le Sénégal, précise-t-il est classé au-delà du 120ème rang mondial. Autant d’aspects qui montrent la nécessité d’améliorer non seulement le profit des indicateurs, mais également l’environnement des affaires. Et ne pas attendre qu’il y ait des pressions de la part des bailleurs de fonds pour réagir…


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